Ouganda

Vers un abandon du projet de loi contre les homosexuels ?

Une personne brandit une pancarte sur laquelle est inscrit « Shame on Uganda », « Honte à l'Ouganda », pour protester contre la loi anti-homosexuelle dans le pays.
Une personne brandit une pancarte sur laquelle est inscrit « Shame on Uganda », « Honte à l'Ouganda », pour protester contre la loi anti-homosexuelle dans le pays. AFP / Stan Honda
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Contre toute attente, le président ougandais Yoweri Museveni a estimé, mardi 12 janvier 2010, qu'il était nécessaire de prendre en compte les avis de la communauté internationale concernant le projet de loi contre les homosexuels. Un projet controversé qui prévoit un durcissement des sanctions, allant jusqu'à la peine de mort.

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Présenté au Parlement ougandais en octobre dernier, le projet de loi anti-gay n'a pas fini d'achever son parcours législatif qu'il a peut être déjà du plomb dans l'aile. Ce projet, rédigé par David Bahati, prévoyait un durcissement des sanctions contre les homosexuels, allant même jusqu'à la peine de mort.

Sensible aux virulentes critiques des Européens et des Américains, le président Museveni, de retour de l'étranger, a invité, le 12 janvier 2010, les militants de son parti à une plus grande réflexion sur ce dossier : « Quand j'ai été à la conférence du Commonwealth, de quoi m'a parlé le Premier ministre du Canada ? Des homosexuels. Gordon Brown, le chef du gouvernement britannique, de quoi m'a-t-il entretenu ? Des homosexuels. Et Quand je me suis rendu à New York, qu'est-ce qui intéressait le secrétaire d'Etat adjoint ?  La Somalie et les homosexuels. C'est un sujet de politique étrangère. Et nous devons le traiter sans compromettre nos principes. Mais en tenant compte de nos intérêts internationaux. Je recommande que nous demandions au gouvernement de se réunir avec David Bahati, l'auteur du projet de loi, afin de gérer au mieux cette crise ».

En décembre dernier, le ministre ougandais de l'Ethique et de l'Intégrité avait déjà fait savoir que la peine maximale encourue par les homosexuels serait probablement ramenée à la prison à vie.

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