France/Migrations

61 migrants arrivés par la Corse vont demander l'asile

Les immigrants se disant kurdes sont transférés au centre de détention de Cornebarrieu dans la banlieue de Toulouse.
Les immigrants se disant kurdes sont transférés au centre de détention de Cornebarrieu dans la banlieue de Toulouse. AFP

61 des 81 adultes vont demander l'asile politique, indique Eric Besson, le ministre français de l'Immigration. Il a précisé que ces demandes seraient examinées en procédure normale et non en procédure accélérée.

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Les premières comparutions de clandestins, devant un juge des libertés et de la détention, ont commencé dimanche 24 janvier et vont se poursuivre lundi. Et déjà, plusieurs d’entre eux ont été remis en liberté. Tous ont déposé des demandes d'asile. Chaque juge doit vérifier les conditions de privation de liberté. Il doit ensuite déterminer si ces étrangers demandeurs d'asile doivent être maintenus en centre de rétention. Ces audiences sont donc déterminantes. Mais le Parti socialiste et les associations de défense des droits de l’homme sont montés au créneau. Ils dénoncent une procédure expéditive qui, à leurs yeux, laisse peu de chance d'obtenir l'asile en France.

Indignation de la Cimade

Yamina Vierge, porte-parole de la Cimade, le Comité inter-mouvements auprès des évacués estime que «ce placement dans un centre de rétention est une véritable atteinte au droit d’asile. Le gouvernement a décidé de faire les choses à l’envers, c’est-à-dire d’abord de prendre une décision d’expulsion de ces personnes. Après quoi, il nous dit que la demande d’asile sera examinée en urgence, donc dans le cas d’une procédure qui va très très vite et dont on sait, nous, qu’elle ne permet pas en réalité aux personnes d’avoir un examen équitable et convenable de leur demande d’asile ».

Dans un deuxième temps, le tribunal administratif doit se prononcer sur la légalité de la décision de placement en centre de rétention er sur la légalité des arrêtés de reconduite à la frontière pris par les préfectures. Chaque clandestin majeur a déposé une requête en annulation. Les 38 enfants de ce groupe de réfugiés ne sont pas concernés par ces mesures.

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