Accéder au contenu principal
Tremblement de terre en Haïti

L’armée américaine suspend ses vols d’évacuation d'Haïtiens blessés

Pour justifier la suspension des vols, l'armée américaine a expliqué qu'elle ne savait plus où acheminer les blessés.
Pour justifier la suspension des vols, l'armée américaine a expliqué qu'elle ne savait plus où acheminer les blessés. Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'armée américaine a suspendu ses vols d'évacuation d'Haïtiens grièvement blessés lors du séisme du 12 janvier en attendant une décision sur la prise en charge financière de leurs soins. Certains Etats, comme la Floride (sud-est), refusent de prendre en charge les coûts engendrés par les soins offerts aux Haïtiens et demandent au gouvernement fédéral de prendre en charge une partie de ces coûts.

Publicité

Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du

L’affaire est partie d’une lettre, envoyée par le gouverneur de Floride à Kathleen Sebelius, la ministre de la Santé du gouvernement fédéral, lettre dans laquelle le gouverneur demandait qui allait payer pour les soins médicaux prodigués aux blessés haïtiens évacués de Port-au-Prince.

Depuis le tremblement de terre plus de 400 personnes ont bénéficié d’une évacuation sanitaire vers la Floride, d’autres ont été transportées vers d’autres Etats. Il s’agit de personnes très grièvement blessées, des grands brûlés, des patients souffrant d’atteintes à la colonne vertébrale.

Les hôpitaux du Sud de la Floride, affirme le gouverneur, sont désormais à la limite de leur capacité, et il s’inquiète de projets qui viseraient à évacuer entre 30 et 50 personnes par jour dans un proche avenir.

On ne connaît pas le montant de la facture, mais étant donné les coûts exorbitants des soins de santé aux Etats-Unis, elle pourrait atteindre plusieurs millions de dollars. La Floride demande donc officiellement à l’Etat fédéral de prendre en charge une partie des coûts.

En attendant que la situation se clarifie, le Pentagone a donc annoncé la suspension des évacuations sanitaires, arguant du fait que plusieurs Etats refusaient désormais d’accueillir les blessés.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.