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Tremblement de terre en Haïti

Recomposer les familles avec une identification par l’ADN

Des enfants dans un car de police à Port-au-Prince, le 30 janvier 2010.
Des enfants dans un car de police à Port-au-Prince, le 30 janvier 2010. REUTERS/Guy Delva
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La reconstitution des familles et la récupération d’enfants orphelins constituent une grande préoccupation pour les autorités haïtiennes qui veulent éviter les trafics d’enfants. Dans ce domaine bien précis l’Espagne propose son aide pour permettre aux familles de se retrouver par un système d’identification génétique.

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Avec notre correspondante à Madrid, François Musseau

Comment faire en plein chaos en Haïti pour que les parents et les enfants se reconnaissent ? Comment, au milieu des décombres et du drame humanitaire, obtenir des preuves solides permettant à des pères et à des mères de retrouver un jour leur progéniture ?

C’est, a priori, un casse-tête génétique pour lequel l’Espagne offre pourtant une solution, ou plus précisément, l’université de Grenade qui met à disposition un programme d’identification par l’ADN. Cela consiste à prélever des échantillons de salive ou de gouttes de sang aussi bien auprès des enfants sans famille reconnue qu’auprès des parents qui ont dénoncé la disparition de leurs enfants.

L’objectif, c’est bien sûr de faire la preuve de la filiation en cas de litige et d’éviter ainsi que les trafiquants d’enfants profitent de la situation chaotique. Ce programme coûte d’ordinaire 250 euros par cas, mais puisqu’il s’agit d’une catastrophe humanitaire dans un pays très pauvre, l’université de Grenade offre ce service de façon gratuite.

Le système existe depuis l’an dernier et a déjà permis d’identifier, dans douze pays différents, deux cents adolescents victimes de trafiquants.

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