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Haïti / Santé

Le drame des grands blessés et des amputés

Un patient amputé d'une jambe quitte l'hôpital Bernard Mueze de Port-au-Prince, le 30 janvier 2010.
Un patient amputé d'une jambe quitte l'hôpital Bernard Mueze de Port-au-Prince, le 30 janvier 2010. Reuters/St-Felix Evens
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le bilan de séisme est toujours provisoire mais les chiffres sur les pertes humaines ont une nouvelle fois été revus à la hausse. On parle désormais de 200 000 morts, près de 300 000 blessés, parmi lesquels 4 000 personnes qui ont dû être amputées. Des amputations pour la plupart réalisées dans l’urgence et qui posent aujourd’hui problème.

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Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

Dans le chaos qui a suivi le séisme, pour parvenir à extraire un rescapé des décombres, des Haïtiens ont amputé eux-mêmes certaines personnes, dans la plus grande improvisation, sans connaissance médicale particulière, avec le matériel dont ils disposaient et donc sans bien sûr les conditions d'hygiène nécessaires.

Une fois acheminés dans un hôpital, ces blessés n'ont pas tous bénéficié d'un suivi médical approprié. Les centres de soins étaient débordés et l'aide humanitaire n'était alors pas encore arrivée.

Aujourd'hui les chirurgiens reprennent au bloc les premiers opérés, car souvent ces personnes connaissent des complications, des infections qui empêchent la cicatrisation. Ainsi, certains arrivent à l'hôpital avec une plaie nécrosée, qui nécessite une deuxième amputation.

Thyot Abdel Aziz

Par ailleurs, certains médecins remettent en cause le côté systématique de ces opérations. Aucune attaque directe contre telle ou telle équipe mais on aurait réalisé des amputations à la chaîne, sans prendre le temps de penser à une alternative comme, par exemple, la greffe de tissus.

Sauver des vies était alors l’urgence. C’est pourquoi, au-delà de ces réflexions, personne ne crie au scandale par respect aussi pour ces milliers d'infirmes qui ont aujourd'hui besoin d'un soutien psychologique.
 

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