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France

Polémique autour de la candidate voilée du NPA

Ilham Moussaid candidate du Nouveau parti anticapitaliste dans la région PACA pour les élections régionales.
Ilham Moussaid candidate du Nouveau parti anticapitaliste dans la région PACA pour les élections régionales. Reuters/Jean-Paul Pelissier
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le NPA a choisi de présenter une candidate portant le voile sur sa liste du Vaucluse. Un mois avant les élections régionales, cette initiative locale ne fait pas l'unanimité au niveau national. En réponse aux critiques et aux sceptiques, Olivier Besancenot, secrétaire général du parti, affirme que l’on peut être « féministe, laïque et voilée ».

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En déplacement à Argenteuil (95) vendredi 29 janvier 2010, Olivier Besancenot, tête de liste NPA en Ile-de-France, a annoncé la présence d’une femme voilée sur la liste du parti pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le Nouveau parti anticapitaliste justifie ce choix mercredi 3 février 2010 dans un communiqué sur son site, confirmant l’information dévoilée par Le Figaro

Le NPA explique que la validation de cette candidature s’est faite après un « débat sérieux et complexe ». La candidate, Ilham Moussaïd, une étudiante de 25 ans membre du comité populaire, et trésorière départementale du parti à Avignon, serait en accord total avec le programme laïc et féministe du NPA. Olivier Besancenot ajoute qu’elle est « l’image de notre intégration (celle du NPA) dans les quartiers ».

Marine Le Pen vice-présidente du Front National, a critiqué cette quête d’un « électorat de substitution », lors d’une intervention sur i-Télé. La Ligue du droit international des femmes (LDIF) dénonce quant à elle ce « double langage » du NPA et exprime son « indignation ». Certains élus de gauche y voient une démarche « électoraliste ». Au niveau interne, cette décision ne fait pas l’unanimité et provoque un léger malaise au près de certains militants.

Le NPA tente de minimiser le symbole de ce « foulard léger », tandis que l’affaire prend de l’ampleur. Considérant « les signes religieux comme des signes d’oppression », Pierre-François Grond porte-parole du NPA énonce que « la foi est une question privée qui ne saurait faire obstacle à la participation à notre combat dès lors que les fondamentaux laïcs, féministes et anticapitalistes de notre parti sont sincèrement partagés ».

Tout en respectant la validation de cette candidature, le porte-parole avance que « ce n’est pas une affaire nationale, ni un étendard » et qu’il existe des cas similaires sur d’autres listes du NPA. Malgré la conférence de presse donnée par la candidate le mercredi 3 février 2010 à Marseille, le débat « religion et émancipation », prévu pour le congrès du NPA à l’automne prochain, laisse penser que la question reste en suspend.

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