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Haïti

Les dix Américains inculpés pour enlèvement de mineurs

Des prévenus américains devant le procureur adjoint haïtien Jean Ferge Joseph (d) qui prononce son verdict dans l'affaire d'enlèvement présumé d'enfants, à Port-au-Prince, le 4 février 2010.
Des prévenus américains devant le procureur adjoint haïtien Jean Ferge Joseph (d) qui prononce son verdict dans l'affaire d'enlèvement présumé d'enfants, à Port-au-Prince, le 4 février 2010. REUTERS/Joseph Guyler Delva
Texte par : RFI Suivre
4 mn

La justice haïtienne a décidé, jeudi 4 février 2010, d'inculper les dix Américains arrêtés la semaine dernière alors qu'ils tentaient de gagner illégalement la République dominicaine avec une trentaine d'enfants. Leur procès va se dérouler à huis clos, en Haïti.

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Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

Arrêtés pour trafic illicite d’enfants, les membres de l’église baptiste sont désormais inculpés pour enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs. Une requalification nécessaire de leur infraction car la législation pénale haïtienne ne conçoit pas, dans ses textes, le trafic d’enfants.

A l’issue de l’audience à huis clos, les prévenus ont été officiellement incarcérés dans les locaux de la direction centrale de la police judiciaire, le pénitencier de Port- au- Prince ayant été détruit par le tremblement de terre du 12 janvier.

Dans les jours qui viennent, un juge va être nommé pour instruire l’affaire et il aura trois mois pour rendre son verdict. Me Edwin Coq, l’avocat des membres de l’église baptiste, a précisé que ses clients encouraient entre trois et neuf ans d'emprisonnement, rien que pour le chef d’inculpation d’enlèvement de mineurs.

ils ont été formellement inculpés. Deux charges ont été retenues par le Parquet de Port-au-Prince : enlèvements de mineurs, qui est un crime selon l'article 300 du Code pénal, et association de malfaiteurs parce qu'ils ont tenté en groupe de quitter le territoire avec 33 enfants sans autorisation de l'Etat haïtien...

Amélie Baron, notre correspondante, a recueilli les explications de Maître Edwin Coq, l'avocat des Américains, à la fin de l'audience

Les missionnaires se défendent d'avoir voulu se livrer à un trafic d'enfants et soutiennent qu'ils cherchaient seulement à aider des orphelins. Cette affaire est désormais entre les mains de la justice haïtienne et il n’est pas pour l’heure question d’un procès aux Etats-Unis.

Paul Denis, ministre haïtien de la Justice a fait valoir que seul le président de la République pouvait autoriser l’extradition, une mesure qui ne peut de toute façon survenir qu’après le procès.
 

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