Algérie

Le Parlement envisage d’adopter une loi contre le colonialisme

Le drapeau et l'Assemblée nationale algériens
Le drapeau et l'Assemblée nationale algériens

Un avant-projet de loi criminalisant le colonialisme français (1830-1962) a été déposé sur le bureau de l’Assemblée populaire nationale. L’objectif de cette démarche serait d’obtenir que la France exprime son pardon et qu’elle consente à des réparations.

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Les promoteurs de cet avant-projet de loi dont le contenu n’a pas été rendu public revendiquent l’expression solennelle du pardon et des réparations françaises. Si le projet est entériné par le bureau de l’Assemblée nationale, ce texte qui serait porté par cent vingt-cinq députés, toutes tendances confondues, serait soumis au gouvernement avant d'être adopté par le Parlement, probablement lors de la session de printemps en mars prochain.

Cette idée avait germé au FLN, le Front de libération nationale, après l’adoption de la loi française de février 2005, positivant des aspects de la colonisation. Cinq ans après, elle est exhumée. Pour le moment, on sait que ce texte va criminaliser la colonisation française, jalonnée, soulignent ses initiateurs, de cent trente-deux années de tueries, génocides et destructions diverses.

Les défenseurs de cette démarche se disent convaincus que seul l’apurement du passé, la demande de pardon pour les crimes commis en Algérie, ainsi que la réparation de tous les dommages causés peuvent ouvrir la voie à des relations apaisées avec la France. Pour le moment, ce sujet ne mobilise pas les foules. Celles-ci sont plutôt braquées sur les scandales de corruption en série qui secouent le pays depuis quelques mois.
 

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