Madagascar

Jusqu’où ira Andry Rajoelina?

Andry Rajoelina, le 2 septembre 2009.
Andry Rajoelina, le 2 septembre 2009. R. Lough / Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Depuis plus d’un an qu’a débuté la crise politique à Madagascar, le pays vit au rythme des échéances fixées par la communauté internationale. La prochaine est fixée au 16 mars. Date à laquelle l’Union africaine promet des sanctions si Andry Rajoelina persiste dans sa volonté d’organiser unilatéralement des élections, en ignorant les accords consensuels de Maputo. L’opposition se frotte les mains, puisque Rajoelina est désormais désigné nommément comme le facteur de blocage.

Publicité

Ce samedi 20 février, Andry Rajoelina a réuni sa garde rapprochée pour analyser les menaces de l’Union africaine. Si les sanctions ont une nouvelle fois été repoussées, il y a bien un moment où elles vont finir par tomber.

« Nous prenons acte et laissons faire la médiation », se contente-t-on de dire à la présidence, qui affirme vouloir maintenir le cap vers les élections législatives.

Rajoelina se dit prêt à prendre en compte toutes les propositions qui resteraient dans ce cadre, mais il n'est pas sûr que cette modeste ouverture puisse suffire. Son message ne passe pas auprès de la communauté internationale braquée sur l’application des accords signés sous son égide.

Jusqu’où va donc aller l’équipe actuellement au pouvoir à Madagascar ? Alors que des mesures ciblées pourraient être prises contre les membres actifs de la transition, certains prévoient de nouvelles défections au sein du gouvernement.

Le ministre des Affaires étrangères a déjà quitté le navire la semaine dernière, et globalement Rajoelina est de plus en plus isolé au sein même de sa mouvance originellement hétéroclite.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail