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France

La politique d'«ouverture» de Nicolas Sarkozy suscite la grogne à droite

Le sénateur du Puy-de-Dôme et ancien ministre du Budget, Michel Charasse (g), l'ancien ministre Jacques Barrot (c) le président de la Commission des Lois, Jean-Luc Warsmann (d), arrivent le 24 février 2010 à l'Assemblée nationale à Paris.
Le sénateur du Puy-de-Dôme et ancien ministre du Budget, Michel Charasse (g), l'ancien ministre Jacques Barrot (c) le président de la Commission des Lois, Jean-Luc Warsmann (d), arrivent le 24 février 2010 à l'Assemblée nationale à Paris. AFP / Boris Horvat
Texte par : RFI Suivre
11 mn

A trois semaines des élections régionales, Nicolas Sarkozy a poursuivi l'« ouverture » avec la nomination du socialiste Didier Migaud à la Cour des comptes et celle de Michel Charasse - fidèle de l'ex-président socialiste François Mitterrand mais exclu du Parti socialiste et qui n'avait pas caché sa préférence pour Nicolas Sarkozy en 2007 - au Conseil constitutionnel. Une nouvelle étape dans la politique d'ouverture qui suscite la grogne à droite et une satisfaction mitigée à gauche.

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Un député socialiste fabiusien à la Cour des comptes et un ancien « baron mitterrandiste » au Conseil Constitutionnel, ce sont là deux nouvelles belles prises à gauche pour Nicolas Sarkozy, qui se pose ainsi comme un président « ouvert et rassembleur », mais tout en cherchant bien sûr à déstabiliser – un peu plus encore – l'opposition à 3 semaines maintenant du 1er tour des élections régionales.

Il n'est pas dans la fonction d'un président élu par une majorité de droite de procéder à des nominations de ses adversaires.

Lionel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes

On se souvient du président Sarkozy se targuant devant des militants UMP en décembre d'être devenu « le directeur des ressources humaines du parti socialiste ». Reste que cette stratégie de débauchage, si elle n'émeut plus guère la gauche semble en revanche diviser sévèrement la majorité. Mis à part les sarkozystes toujours prompts à justifier et à soutenir la stratégie du président, plusieurs ténors de l'UMP n'ont pas caché leur grosse colère.

« Trop c'est trop ! Il faut désormais avoir sa carte au PS pour obtenir des

Je suis sénateur, je ne suis pas à la recherche d'une place.

Michel Charasse, sénateur du Puy-de-Dôme

responsabilités dans la République », s'indignait mardi 23 février le député Christian Vanneste. « A force de s'habituer aux nominations de gauche, nos électeurs vont finir par voter à gauche », ironisait de son côté le député UMP Lionel Luca, avant de critiquer vertement « l'ouverture » qui, dit- il,  « ne nous a pas apporté une seule voix, bien au contraire ». Un vrai sujet de grogne à droite alors que le prochain scrutin des régionales s'annonce calamiteux pour la majorité.

 

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