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Rwanda / France

A Kigali, le président Sarkozy s'incline devant les victimes du génocide

Le président français, Nicolas Sarkozy, lors de sa visite au mémorial du génocide rwandais, à Kigali, le 25 février 2010.
Le président français, Nicolas Sarkozy, lors de sa visite au mémorial du génocide rwandais, à Kigali, le 25 février 2010. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
10 mn

L'escale est courte mais intense, après 16 ans de brouille dont 3 de rupture diplomatique, Nicolas Sarkozy est au Rwanda, à Kigali où il est s'incline, au nom du peuple français, devant les victimes du génocide des Tutsis de 1994.Une visite symbolique même si elle ne dure que quelques heures qui doit sceller la réconciliation franco-rwandaise.  

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Pas un mot à la sortie du mémorial. Nicolas Sarkozy, d’habitude si prolixe de ses paroles devant micros et caméras, n’a pas desserré les dents. L’heure était grave, le visage chiffonné, visiblement l’homme était ému.

Pratiquement pas un mot non plus pendant la visite de ce mémorial qui a duré environ une demi-heure. Le chef de l’Etat français a écouté attentivement les commentaires du directeur du centre, Freddy Mutanguha : «  Je suis moi-même un rescapé du génocide », lui a-t-il dit. « Ah, vous êtes Tutsi ? » lui a répliqué le président. « Oui »...

Lire notre dossier d'archives: Rwanda, dix ans après le génocide

Puis Nicolas Sarkozy s’est arrêté devant cette terrible vidéo où l’on voit une victime au sol et un homme qui la frappe et la frappe encore à coups de machette. A ce moment-là, Bernard Kouchner lui a glissé « Ça, j’ai vu ça ».

Puis, il est arrivé devant le panneau où la France est accusée d’avoir aidé les génocidaires à s’enfuir au Congo grâce à l’opération « Turquoise ». Son guide lui a alors dit : « Et maintenant, nous allons voir le rôle de la France dans le génocide. Voyez cette photo où l’on voit un soldat français qui conduit une jeep aux côtés des miliciens hutus, c’est bien une preuve ». A ce moment, Nicolas Sarkozy a pressé le pas, visiblement il ne voulait pas s’attarder.

Puis, avant de quitter le mémorial, il a écrit ces mots sur le livre d’or : « Au nom du peuple français, je m’incline devant les victimes du génocide des Tutsis. L’humanité conservera à jamais la mémoire de ces innocents et de leur martyre ». 

Il y a eu un hommage aux victimes, ce qui n'équivaut pas à des excuses mais ce qui est tout de même nouveau.

André Guichaoua

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