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Islande

L'Islande doit renégocier l'accord Icesave avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas

Steingrimur Sigfusson, ministre des Finances islandais, a donné une conférence de presse à Reykjavík, le 7 mars 2010.
Steingrimur Sigfusson, ministre des Finances islandais, a donné une conférence de presse à Reykjavík, le 7 mars 2010.
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Après le « non » massif des Islandais par référendum à l'accord de remboursement de la dette de la banque en ligne Icesave - le « non » l'a emporté avec 93,2% des suffrages - le gouvernement islandais doit maintenant rechercher un nouvel accord avec ses créanciers, le Royaume Uni et les Pays-Bas. Les capitales concernées appellent au compromis. Londres et La Haye ont avancé quelque 4 milliards d'euros à leurs concitoyens lésés par la faillite de la banque islandaise.

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Il est indispensable de trouver un accord.

Philippe Crevel, économiste

Divisé avant le référendum, le pouvoir islandais l'est tout autant après. Johanna Sigurdardottir, Premier ministre d'un gouvernement de coalition, estime qu'il est du devoir de l’Islande de reprendre les négociations avec Londres et La Haye, elle n'est de toute façon pas allée voter. Mais avec plus de 93% de « non », elle sait que son gouvernement va devoir trouver un accord plus acceptable pour ses concitoyens.  

Satisfaction en revanche du côté du président islandais Olafur Ragnar Grimsson. C'est lui qui avait convoqué le référendum, il se réjouit du résultat et renvoie la balle dans le camp britannique. « Gordon Brown doit maintenant prendre l'initiative », a déclaré le chef de l’Etat islandais.

L'Islande veut régler le litige sur Icesave avec Londres et La Haye avant les élections en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas  prévues en mai et en juin, a  déclaré dimanche le ministre islandais des Finances, Steingrimur Sigfusson, qui s'est abstenu de voter au référendum.

A Londres, le ministre des Finances se déclare prêt à être « flexible » tout en soulignant que le point fondamental pour les Britanniques c'est de revoir leur argent.
Sur le principe tout le monde est d'accord, reste à trouver les modalités. C'est là que ça devient compliqué. D'autant que le temps passant, outre des taux d'intérêts déplaisants l'Islande pourrait se voir imposer des pénalités de retard.

 

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