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France

Régionales 2010 : le poids économique des régions

Des employés de l'entreprise automobile Heuliez travaillent dans les ateliers de production de l'usine à Cerizay, le 25 mars 2009.
Des employés de l'entreprise automobile Heuliez travaillent dans les ateliers de production de l'usine à Cerizay, le 25 mars 2009. AFP/Frank Perry
Texte par : Myriam Berber
4 mn

La campagne pour ces élections françaises régionales a été particulièrement dure. Important sur le plan politique, le dossier est également un enjeu économique. Pourtant le budget des 26 régions françaises ne pèse pas bien lourd.

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Sur les 206 milliards d’euros dépensés par les collectivités territoriales en 2009, la part des régions françaises atteint à peine 27 milliards d’euros. C'est-à-dire 13% du budget global alors que pour les départements, ce taux grimpe à 31% et pour les communes à plus de 55%. Et la réorganisation territoriale, voulue par le président Nicolas Sarkozy, ne devrait pas changer la donne.

Le poids des conseils régionaux dans l’économie locale s’est considérablement accru ces dernières années. Les dépenses ont plus que doublé en dix ans. Avec 27 milliards d'euros de dépenses en 2009, les régions brassent deux fois plus d’argent qu’il y a dix ans. Pour le gouvernement, les régions dépensent trop. L’UMP a fait de la fiscalité son cheval de bataille contre la gauche. En tête de réquisitoire de l’UMP, la hausse des effectifs. Selon la Direction générale des collectivités locales, ils sont passés de moins de 15 000 en 2004 à 47 000.

Transfert des compétences

Les vingt présidents socialistes sur les vingt-deux régions métropolitaines se défendent de tout excès. Selon eux, l’essentiel de cette hausse est lié aux transferts de compétences décidés par l’Etat et instaurés par la loi de 2003. Les régions se sont ainsi vues confier la construction et l’entretien des lycées, le financement de l’apprentissage et de la formation professionnelle, ainsi que la gestion des transports ferroviaires. Depuis qu’elles ont pris en charge l’organisation des transports, les régions ont investi plus de 2,6 milliards d’euros pour le renouvellement des matériels ferroviaires. Résultat, les taux des impôts régionaux ont grimpé de plus de 36% en cinq ans.

Et avec la crise, le champ d’intervention des collectivités territoriales a encore augmenté. Pour amortir les conséquences de la crise, les collectivités ont multiplié les mesures. Certaines ont fourni des aides directes à des entreprises en difficulté. La région Charente-Poitou a versé 5 millions d’euros pour entrer au capital de l’équipementier automobile Heuliez et l'aider à sauver ses 6 00 emplois. D’autres ont créé des fonds d’investissements. La région Rhône-Alpes a ainsi mis en place un fonds d’action d’urgence pour aider les petites et moyennes entreprises. Deux régions tiennent le coup économique : l’Ile de France et Rhône-Alpes

Ecarts de richesse entre les régions

Alors que les finances publiques de l’Etat sont au plus bas, la tentation d’élargir encore le plus le champ de compétences est bien réelle. Cette situation risque de creuser les écarts entre régions riches et régions pauvres. Les 26 régions françaises ne sont pas toutes logées à la même enseigne. Le taux de chômage varie d’environ 8% en Bretagne et dans le Limousin, à 13% dans le Languedoc-Roussillon et le Nord-Pas-Calais. Ces territoires à forte tradition industrielle ont, en effet, perdu des activités de production avec la crise.

On relève également de grandes différences de richesses entre les vingt-deux collectivités métropolitaines et les quatre d'Outre-mer. Cinq régions se partagent la moitié du produit intérieur brut national. La région la plus riche est l'Ile-de-France avec un PIB par habitant de 47 000 euros, tandis que la Guyane est à près de 14 000 euros.

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