Sri Lanka

L’Alliance tamoule renonce au séparatisme

Le leader de l’Alliance nationale tamoule R. Sampanthan, le 12 mai 2009.
Le leader de l’Alliance nationale tamoule R. Sampanthan, le 12 mai 2009. AFP /Lakruwan Wanniarachchi

Le principal parti du Sri Lanka, l’Alliance nationale tamoule, a annoncé le 14 mars 2010, qu’il renonçait à ses exigences d’indépendance et se déclare prêt à accepter une structure fédérale, en échange de pouvoirs accrus. Or, la défaite des Tigres tamouls, son mouvement paramilitaire l’an dernier, réduit considérablement sa marge de négociation.

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Avec notre correspondant à Bombay, Mouhssine Ennaimi

A l'approche des élections législatives, la minorité ethnique menace de lancer une campagne basée sur le modèle de Gandhi : une désobéissance civile censée déstabiliser la politique nationaliste du président fraîchement réélu.

Le parti tamoul dit par ailleurs avoir renoncé au séparatisme et demande maintenant une autonomie fédérale. Or, si Colombo est d'accord pour le développement économique des régions majoritairement tamoules, le président actuel ne veut pas entendre parler d'un quelconque partage de pouvoir politique.

De plus, l’anéantissement de la guérilla indépendantiste par l'armée sri-lankaise en mai dernier, réduit considérablement la marge de manœuvre des partis tamouls. Et si le président Mahinda Rajapakse réussit à asseoir sa récente victoire présidentielle en gagnant les prochaines élections législatives, il est fort probable que la minorité tamoule n’ait pas voix au chapitre. Même si ces derniers renoncent à la violence.

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