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France

Régionales 2010 : accord à gauche, recadrage à droite

Régionales : Des isoloirs dans un bureau de vote à Paris, le 14 mars 2010.
Régionales : Des isoloirs dans un bureau de vote à Paris, le 14 mars 2010. AFP /
Texte par : RFI Suivre
9 mn

Les partis de gauche sont parvenus mardi 16 mars 2010 à une alliance pour le deuxième tour des élections régionales presque partout, excepté dans trois régions. A droite, le Premier ministre François Fillon a dû intervenir mardi pour appeler à l'unité et à la discipline au sein de l'UMP.

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L'accord est finalement un accord général, mais pas un accord national. La fusion s'est en effet quasiment faite au cas par cas.

Cinq régions posaient des problèmes particuliers. L'Ile-de-France et le Nord-Pas-de-Calais où les communistes faisaient un peu de surenchère. Ces deux cas sont désormais réglés. Les Verts font notamment une belle opération en Ile-de-France en obtenant 50 postes de conseillers contre 28 auparavant.

Et puis il y avait le Limousin, la Picardie et la Bretagne. Dans le Limousin, le président socialiste sortant n'a pas voulu trouver un accord avec les listes d'alliances PC, Parti de gauche et NPA. Pour lui, le NPA d'Oliver Besancenot ne peut à la fois attaquer le PS au niveau national et gouverner une région avec lui.

En Picardie, le Front de gauche crédité de 6% au premier tour s'est montré trop gourmant. C'est donc l'échec, mais un échec qui devrait être sans grande conséquences pour le PS. Les triangulaires en présence du FN, soit 12 au total, devraient tourner à son avantage.

Reste la Bretagne. Dans cette région, ce sont les Verts et les socialistes qui n'ont pas pu s'entendre. En question, selon les écologistes, la volonté hégémonique du président sortant, Jean-Yves Le Drian, qui a réalisé près de 38 % des voix dimanche dernier et qui a jugé qu'il pouvait aller seul au second tour.
 

On peut dire qu'il y a un accord national puisqu'il n'y a qu'une exception, en Bretagne, avec Jean-Yves Le Drian qui résiste et veut toujours faire du localisme contre les intérêts de la gauche...

Pour le député Vert, Noël Mamère, la campagne du deuxième tour a commencé !

Dans 21 régions, il y a un accord PS - Europe écologie et PS - Front de gauche.

Benoît Hamon, porte-parole du PS

A droite, François Fillon recadre ses troupes

Après le mauvais résultat enregistré par la majorité lors du premier tour des élections régionales, des critiques ont commencé à être émises à droite. La critique la plus sévère sur la politique et la stratégie de Nicolas Sarkozy est venue de l'ancien Premier ministre, Alain Juppé, pour qui la majorité réunie autour du parti présidentiel UMP va « devoir méditer la désaffection dont elle est l'objet ». Dans son blog Alain Juppé estime qu’une « réflexion s'impose désormais sur le rythme des réformes, la méthode selon laquelle elles sont lancées et préparées, la concertation qui les accompagne ».

A l'issue du comité de la majorité présidentielle qui s'est réuni mardi 16 mars 2010 au siège de l'UMP à Paris, le Premier ministre a rappelé ses troupes à l'ordre en estimant que ce n'était pas le moment.

Entre les deux tours, nous sommes engagés ensemble dans un combat.

François Fillon

Nicolas Sarkozy en Vendée et en Charente-Maritime

Dans l’entre-deux-tours des Régionales, c’est vers les sinistrés de Vendée et de Charente-Maritime que se porte toute l’attention du président Nicolas Sarkozy. Et parler politique, dit-il, serait ici très « choquant » :

Je viens de leur dire qu’ils ne reviendront pas dans leurs maisons.

Nicolas Sarkozy

A ses côtés, le ministre Dominique Bussereau, sourit. Le président du Conseil général de Charente-Maritime est également candidat aux régionales en Poitou-Charentes. Et il entend bien, lui, en découdre ici avec sa rivale, la socialiste Ségolène Royal, qui l’a distancé de dix points au premier tour de scrutin.

Elle est particulièrement mal polie, lance-t-il ainsi à la presse. La patronne du Poitou-Charentes n’est en effet pas venue accueillir le président Sarkozy, car elle aussi, était au chevet d’autres sinistrés à l’autre bout du département.

Elle non plus, officiellement, n’est pas en campagne, pas plus que Nicolas Sarkozy, qui finalement ne résistera pas à l’envie d’apporter son soutien à Dominique Bussereau :

Vous avez la chance d'avoir un président de Conseil général qui est resté près de vous.

Nicolas Sarkozy

Un coup de pouce à son ministre-candidat et plusieurs millions d’euros annoncés pour la reconstruction de la région, même si Nicolas Sarkozy ne pense pas aux Régionales, voilà qui ne saurait nuire à la campagne. 

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