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Régionales 2010

L'UMP doute, la gauche y croit

Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, le ministre de l'Immigration Eric Besson et le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre.
Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, le ministre de l'Immigration Eric Besson et le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre. Reuters/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
4 mn

En France, les listes pour le second tour des régionales sont déposées depuis mardi soir, 16 mars 2010. A quatre jours du vote, le Premier ministre souhaite que sa famille politique affiche sa cohésion. François Fillon dénonce ceux qui critiquent l'action du gouvernement. A gauche, le Parti socialiste , le Front de gauche et Europe Ecologie ont trouvé des accords dans toutes les régions métropolitaines excepté dans trois : la Picardie, le Limousin et la Bretagne.

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Pour la gauche, le tableau est presque idéal. Des accords ont été trouvés presque partout. Près de quarante heures de négociations pour déboucher sur un accord national entre les socialistes et Europe Ecologie. Ce n’est pas une surprise, les uns ont besoin des autres.

Seule la Bretagne échappe à la règle. Là, selon les écologistes, la volonté hégémonique du président sortant, le président socialiste Jean-Yves Le Drian qui a réalisé près de 38% des voix dimanche dernier, 14 mars 2010, aurait été fatale. Il aurait jugé qu’il pouvait aller seul au second tour et qu’il n’avait pas à céder aux exigences de son allié.

Europe Ecologie a réalisé de son côté 12% des voix au premier tour en Bretagne. Jean-Yves Le Drian voulait donc lui donner 12% des sièges. Guy Hascoët demandait plus, il n’a pas été entendu.

Par ailleurs, le Front de gauche rejoint les socialistes et Europe Ecologie dans dix régions sur les 12 dans lesquelles ils étaient présents. Les exceptions sont le Limousin et la Picardie, mais là encore la gauche devrait prendre le dessus sans que tous les alliés soient réunis. Disons que c’est un bon accord, peu de voix devrait lui manquer. Elle devrait bénéficier d’un bon report, ce qui constitue un avantage certain sur la majorité.

Règlements de compte dans la majorité

Cette majorité est partagée entre ce que le quotidien Libération a appelé ce mardi « le déni de défaite » et « les règlements de compte ». Dès lundi matin, 15 mars, des voix s'élevaient pour réclamer des têtes et notamment celle de Xavier Bertrand, le patron de l'UMP, qui n'a pas su donner le bon tempo à la campagne et qui se retrouve aujourd'hui comptable du mauvais premier tour de son parti.

C'est assez logique même s'il faut regarder plus haut pour trouver d'autres responsables dont Eric Besson, accusé d'avoir lancé un mauvais débat sur l'identité nationale avec comme premier résultat, le réveil du Front national.

Et puis derrière et encore plus haut, il y a Nicolas Sarkozy, sa conduite de la France en période de crise, son style, sa volonté d'imposer des réformes à un rythme trop soutenu en période de crise selon son camp et selon des Français dont les premières préoccupations sont l’emploi et le pouvoir d’achat.

Résultat, c'est François Fillon qui tente désormais de maintenir l'ordre dans la majorité. Depuis lundi, il fait la leçon à ceux qui choisissent l'entre-deux tours pour formuler des critiques tout en appelant à la mobilisation générale et en niant, lui aussi, la défaite.

François Fillon sait que les réserves de la droite sont parmi les abstentionnistes. Un taux de 53% au premier tour, c'est énorme. Mais manifestement le climat n'est pas à la mobilisation. Il sera très difficile de faire bouger ces électeurs car beaucoup pensent, comme Alain Juppé, que si l'échec est collectif, il est malgré tout dû avant tout à la mauvaise gestion de trop nombreux dossiers, au nombre desquels l’identité nationale.

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