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Sénégal/Anniversaire

Une paix difficile en Casamance

L. Mouaoued/RFI

Peu après son élection en 2000, Abdoulaye Wade avait promis de résoudre la crise casamançaise en 100 jours. Dix ans plus tard, cette crise n'est pas encore terminée. A Ziguinchor, la capitale régionale, les 10 ans de l'alternance ont même été fêtés au son du canon.

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Au moment où Abdoulaye Wade déclarait à RFI « Je travaille à la paix nuit et jour, on avance », au moment où il se félicitait de la volonté de dialogue affichée par César Atoute Badiate, l’un des principaux leaders du maquis casamançais, les militaires arrêtaient deux responsables de la rébellion qui sont liés au chef du Front Sud : Bourama Sambou et Boubacar Coly.
 

Jeudi matin, l’armée sénégalaise est allée plus loin, en bombardant des positions du MFDC proches de Ziguinchor. « Nous ne saurions accepter que les rebelles fassent ce qu’ils veulent dans cette zone », explique le directeur de la DIRPA, la division d’information des Armées, le colonel Ousmane Sarr. Avant de poursuivre : « Nous nous sommes rendu compte que les populations étaient dans l’insécurité et nous avons lancé des opérations de ratissage ». « Loin de nous l’idée de faire échouer le dialogue », précise l’officier.

Ceux qui tentent d’amener maquisards et autorités à négocier craignent cependant que de telles opérations ne réduisent leurs efforts à néant. « Aujourd’hui, le seul combat qu’il faut mener, c’est de trouver une solution politique », lance Louis Tendeng, coordinateur du groupe de contact du MFDC.
La réaction de César Atoute Badiate n’a en effet pas tardé. Joint par l’agence France Presse, le rebelle a mis en garde le gouvernement contre de nouveaux troubles si les deux hommes capturés « n’étaient pas remis en liberté ».

 

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