Francophonie

Sarkozy : la Francophonie, rempart contre le «monolinguisme»

Réception à l'Elysée à l'occasion de la journée internationale de la Francophonie et du 40e anniversaire de l'OIF.
Réception à l'Elysée à l'occasion de la journée internationale de la Francophonie et du 40e anniversaire de l'OIF. Olivier Laban-Mattei/AFP

Ce samedi 20 mars est la journée mondiale de la Francophonie. Double célébration puisque l'Organisation internationale de la Francophonie fête cette année ses 40 ans d’existence. Ce matin, Nicolas Sarkozy recevait au palais de l'Elysée Abdou Diouf, secrétaire général de l'OIF, et des représentants de cette communauté francophone.

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La Francophonie, c'est une communauté. Lors de la cérémonie ce samedi à l'Elysée un hommage particulier a été rendu aux victimes du tremblement de terre en Haïti, en janvier dernier. « La Francophonie ne serait pas la Francophonie sans la France, et sans l'engagement constant du chef de l'Etat Français », a souligné Abdou Diouf.

Quelques minutes plus tard, Nicolas Sarkozy, comme à son habitude, s'est écarté à plusieurs reprises de son discours officiel, pour se lancer dans un plaidoyer consacré à la défense de la langue française.

Le problème, a souligné le chef de l'Etat, ce n'est pas l'opposition francophone-anglophone, mais c'est le monolinguisme : le fait, comme il a expliqué, que l'anglais domine toujours dans le monde des affaires comme dans celui des institutions internationales. C'est pour cela que l'on est face à un paradoxe : 200 millions de francophones dans le monde, ce nombre s'accroît et pourtant le français est menacé.

Nicolas Sarkozy a donc demandé que le statut du français, l'autre langue de travail de l'ONU et de l'Union européenne soit strictement respecté. Dans son discours, le président français a annoncé la prochaine inauguration de la Maison de la Francophonie à Paris.

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