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france

Régionales 2010 : un second tour menacé par une plus forte abstention

Contrairement aux précédents scrutins régionaux, les futurs élus ne seront  pas élus pour six ans mais pour quatre ans.
Contrairement aux précédents scrutins régionaux, les futurs élus ne seront pas élus pour six ans mais pour quatre ans. Reuters
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Les Français désignent ce dimanche 21 mars leurs conseillers régionaux pour quatre ans à l'occasion du second tour des élections régionales. A l'exception de la Guadeloupe qui a élu son conseil régional dès le premier tour, les vingt-cinq régions restantes offrent trois configurations différentes : sept duels, dix-sept triangulaires et une quadrangulaire.

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La triangulaire, soit trois listes en course, est le cas le plus fréquent de ce deuxième tour. Il concerne pas moins de dix-sept régions. Comme en 2004 mais à l'époque, toutes opposaient la gauche, la majorité présidentielle et le Front National.

On retrouve cette configuration dans seulement douze régions cette année, du Nord - Pas de Calais à la Région Paca en passant par l'Alsace et le Languedoc-Roussillon, avec dans cette dernière un candidat divers gauche qui n'est pas investi par le parti socialiste.

Dans trois autres triangulaires, on retrouve la gauche et la majorité présidentielle. Mais le troisième larron est différent à chaque fois : le Modem en Aquitaine, Europe Ecologie en Bretagne et le Front de Gauche en Limousin.

L'outre-mer propose aussi deux triangulaires : PC-PS-UMP à La Réunion et Divers gauche-UMP-Régionalistes à La Martinique.

Trois moins deux égal un, la gauche et la droite face à face nous proposent 7 duels, de l'emblématique Ile de France à l'Ile de La Réunion, en passant par le Poitou-Charentes.

Et comme en Corse on ne fait jamais rien comme les autres, c'est une quandrangulaire Divers Gauche-UMP et deux listes nationalistes que s'offre l'Ile de Beauté.

ABSTENTION : LE RETOUR

Elle s'était déjà invité au premier tour, avec un taux record de 53,5% pour des élections régionales, c'est à dire une progression de 14 points depuis 2004.

D'après les tous derniers sondages, l'abstention gagnerait du terrain, jusqu'à 55% des inscrits selon l'Institut CSA. A l'inverse de ce qui se passe généralement dans les élections à deux tours. Ainsi, en 2004, l'abstention avait baissé de près de cinq points d'un week-end à l'autre.

Apparement, ce ne serait pas le cas cette année, malgré les appels incessants des politiques à aller voter dimanche. A gauche on entend amplifier les scores du 1er tour et à droite, on espère pouvoir les infléchir.

Des appels que les abstentionnistes ne semblent pas entendre. C'est une autre enquête qui l'indique pour BVA : les 2/3 d'entre-eux, 65%, déclarent n'avoir ni plus ni moins envie d'aller voter dimanche.

Et malgré un Premier ministre en première ligne dans les appels à la mobilisation, l'abstention comme au 1er tour toucherait plus la droite que la gauche.

Dans les intentions de vote au niveau national, d'après CSA l'écart serait d'ailleurs de 20 points en faveur des listes de gauche : 56% contre 36%, un score historiquement bas pour la droite.

Dans le même temps, nous dit BVA, 57% des Français souhaitent que Nicolas Sarkozy change de gouvernement après les élections, 37% incluant Fançois Fillon dans ce remaniement.

 

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