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Kenya

Le médiateur Kofi Annan au Kenya pour évaluer l'avancée des réformes

Kofi Annan, l'ancien secrétaire général de l'ONU, se rend à Nairobi pour faire un bilan des réformes engagées par le gouvernement de coalition.
Kofi Annan, l'ancien secrétaire général de l'ONU, se rend à Nairobi pour faire un bilan des réformes engagées par le gouvernement de coalition. (Photo : Reuters)
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L’ancien secrétaire général de l’ONU et médiateur dans la crise kényane arrive à Nairobi pour faire un bilan des réformes engagées par le gouvernement de coalition. Si l’une des priorités pour régler la crise kenyanne - établir une nouvelle Constitution  - est en bonne voie, les autres réformes - la terre, la commission vérité et réconciliation et la réforme de la police - sont, quant à elles, loin derrière. Kofi Annan, qui se rend pour la troisième fois au Kenya, va rester plusieurs jours et rencontrer le président, le Premier ministre, et d’autres membres du gouvernement kényan.

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Selon la société civile, la pression seulement diplomatique aura du mal à vraiment fonctionner, sachant que d’ici la fin de l’année, si les réformes ne sont pas vraiment engagées, la perspective des élections fera tout oublier. C'est l'avis entre autres, de Ndungu Wanaina, directeur du Centre international sur la politique et les conflits, qui a suivi de près les négociations de 2008 et participé au rapport du juge Waki sur les violences post-électorales.

Il estime que l’ancien secrétaire général devrait changer de stratégie pour exercer une véritable pression sur les politiciens kényans, qui ne semblent guère l’écouter : « Ils le traitent avec beaucoup de mépris. Pour eux, le problème était les violences. Et finalement la médiation leur a donné ce pourquoi ils se battaient, et ce qu’ils souhaitaient avant tout, le pouvoir. Il ne s’agit pas pour eux d’établir un vrai système démocratique, ou le futur du pays. Non, il s’agit de se frayer une position avantageuse en tant que membre du Parlement pour les prochaines élections. La diplomatie est nécessaire, mais la diplomatie doit venir avec des sanctions plus dures. »

L’arrivée de Kofi Annan intervient alors que le débat sur le projet de Constitution atteint une impasse entre les deux camps du gouvernement de coalition. C’est pourtant la seule réforme de taille qui suivait son cours à peu près dans les temps.

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