Tirailleurs/Signares

Signares et éléments du 16e Léger à Saint-Louis du Sénégal

Deux personnages se rejoignent dans l'histoire à Saint-Louis et dans l'île de Gorée : les signares, concubines locales des Européens et les soldats du bataillon sénégalais du 16e Léger, disparus dans le naufrage d'un des bateaux les plus célèbres, La Méduse.

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Dans les établissements de la côte occidentale d’Afrique, et en particulier au Sénégal (Saint-Louis et Gorée), les signares (du portugais senhora) étaient les femmes métisses concubines des Européens résidant dans la colonie. Certaines signares réalisèrent des fortunes considérables par des placements dans le commerce (traite et troque).Leur rôle et leur influence déclinèrent à partir de la fin du XVIIIe siècle. Ces unions qui prenaient fin avec le retour en France du concubin fondèrent les grandes familles métisses de Gorée et Saint Louis.

Tombée aux mains des Britanniques en 1809 et restituée à la France en 1814, la colonie du Sénégal fut à nouveau occupée par les Britanniques.

La France envoya des troupes du 16e régiment d'infanterie marine légère pour reconquérir la colonie. Un détachement de 400 marins et soldats était à bord de La Méduse lorsque la frégate fit naufrage au large des côtes du Sénégal en juillet 1816. Il n’y eut que 15 survivants.

Cet épisode a été immortalisé par le tableau de Théodore Géricault, le Radeau de la Méduse, présenté au Salon de 1819. L’œuvre originale du peintre officiel des armées Eugène Leliepvre est conservée dans les collections du musée des Forces armées à Dakar.

 

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