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France / Côte d'Ivoire / Justice

Affaire de Bouaké : un nouveau témoin auditionné par le Tribunal aux armées de Paris

Les militaires français de la force Licorne dans les rues d'Abidjan, en novembre 2004.
Les militaires français de la force Licorne dans les rues d'Abidjan, en novembre 2004. Photo/AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Alors que le Tribunal aux armées de Paris souhaite entendre l'ancienne ministre de la Défense Michèle Alliot Marie dans l'affaire de l’attaque du camp militaire de Bouaké, c'est un mercenaire français qui a été entendu mercredi 31 mars 2010 par le tribunal. Jean-Jacques Fuentes a vécu de près les évènements du 6 novembre 2004, puisqu'il faisait partie des soldats de fortune «enrôlés» par les forces loyalistes du président Gbagbo. Il aurait assisté la fuite des mercenaires slaves soupçonnés d'avoir mené l'attaque contre le camp militaire de Bouaké. Neuf militaires français y avaient trouvé la mort. 

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Dans cette affaire de Bouaké, plusieurs thèses ont été avancées ces dernières années.

Tout d'abord, celle du général Henri Poncet qui dirigeant le dispositif Licorne. C'est la piste politique. Le militaire français met en cause l'entourage du président Gbagbo. Les durs du régime auraient ordonné le bombardement du camp français sachant que la réplique de Licorne allait déclencher de violentes manifestations à Abidjan et conduire au départ de l'armée française.

Deuxième thèse : les Forces loyalistes auraient été informées d'une réunion de l'état-major des Forces nouvelles dans le camp de Bouaké et auraient ordonné le bombardement afin de décapiter la rébellion. C'est la piste militaire.

Enfin, la thèse de Jean-Jacques Fuentes, celle du pacte secret qui tourne mal. Le mercenaire affirme que c'est l'Élysée qui aurait indiqué des cibles rebelles à l'armée ivoirienne. Parmi ces cibles, un gymnase proche du lycée Descartes où devait se dérouler une réunion des FN. Les pilotes des avions Sukhoï-25 n'auraient pas bombardé le bon objectif et auraient détruit le camp français situé à proximité, déclenchant par la suite les représailles françaises.

Le juge d'instruction du Tribunal aux armées de Paris, Florence Michon, espère que l'audition de Jean-Jacques Fuentes permettra de faire avancer l'enquête plus de cinq ans après les faits.

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