Pakistan

Nouveau bras de fer entre la Cour suprême et la présidence pakistanaise

Le procureur général au Pakistan, Anwar Mansoor.
Le procureur général au Pakistan, Anwar Mansoor. awamimarka2.com
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Anwar Mansoor, procureur général au Pakistan, a annoncé le 2 avril 2010, sa démission de son poste, accusant au passage le ministère de la Justice, de gêner le suivi des dossiers judicaires en cours. De hauts responsables du pays, dont le président Zardari, sont en effet impliqués dans des dossiers de corruption, sans pour autant être jugés.

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Avec notre correspondante à Islamabad, Nadia Blétry

Nouveau rebondissement au Pakistan dans les affaires de corruption, des affaires qui n’en finissent pas de miner le gouvernement. Le 2 avril, le procureur général Anwar Mansoor a démissionné, en expliquant qu’il ne pouvait pas travailler dans les conditions actuelles, et qu’il lui était impossible d’appliquer les décisions de la Cour suprême car le ministère de la Justice entravait l’instruction des dossiers.

Un nouveau bras de fer oppose la Cour suprême à la présidence

La plus haute instance juridique du pays a annulé en décembre dernier une loi d’amnistie, qui lavait plusieurs personnalités publiques, dont le chef de l’Etat lui-même, d’accusation de corruption. Mais jusqu’ici, aucune mesure conséquente n’avait réellement été prise par le gouvernement.

Le 31 mars, la Cour suprême a donc décidé de hausser le ton, en menaçant de sanctions certains membres du gouvernement, si la loi n’était pas appliquée et les dossiers rouverts. Apparemment, le chef de l’Etat pourrait continuer à bénéficier de son immunité présidentielle, mais plusieurs de ses proches risquent eux, d’être inquiétés par la justice.

La démission du procureur général devrait en tous cas, embarrasser encore davantage le gouvernement et le président Asif Zardari, déjà extrêmement impopulaire dans le pays.
 

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