Royaume-Uni

Brown annonce des législatives pour le 6 mai au Royaume-Uni

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown (d), annonce des élections législatives pour le 6 mai 2010, au 10 Downing Street, à Londres, le 6 avril 2010.
Le Premier ministre britannique, Gordon Brown (d), annonce des élections législatives pour le 6 mai 2010, au 10 Downing Street, à Londres, le 6 avril 2010. REUTERS/Kevin Coombs
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Les élections législatives, programmées pour le printemps, auront donc lieu le 6 mai prochain en Grande-Bretagne. C'est le Premier ministre Gordon Brown qui l’a annoncé ce mardi 6 avril après avoir demandé à la reine la dissolution du Parlement. Ces élections s'annoncent extrêmement serrées du fait d'une lutte au coude-à-coude avec les conservateurs relégués dans l'opposition.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Désormais officielle, la campagne électorale vient de passer en quelques heures à la vitesse supérieure avec les trois principaux partis bien décidés à se battre bec et ongles pour remporter un scrutin qui s’annonce extrêmement serré.

Comme pour anticiper les critiques, Gordon Brown l'affirme clairement : pas question pour lui de toucher aux services publics pour réduire le déficit.

Début de campagne pour Gordon Brown

C’est d’ailleurs ce qui a conduit le Premier ministre dès son retour de Buckingham Palace à rassembler son cabinet autour de lui devant le 10 Downing Street pour demander aux Britanniques de lui accorder un nouveau mandat afin de soutenir la reprise économique.

Rappelant ses origines modestes, Gordon Brown a promis de protéger les services publics prioritaires tout en réduisant de moitié le déficit budgétaire.

Un peu plus tôt, le leader des Tories promettait, quant à lui, de se battre pour ceux qu’il a nommés avec emphase « les grands ignorés » de la politique de Gordon Brown : « Qu’ils soient noirs ou blancs, riches ou pauvres, jeunes ou vieux, ceux qui travaillent dur, paient leurs impôts et obéissent à la loi, veulent une raison de croire que tout est encore possible dans notre pays », a estimé David Cameron qui ne pouvait pas viser plus large !

Enfin de son côté, Nick Clegg, le chef des libéraux-démocrates a assuré ses sympathisants que sa formation était la seule capable d’offrir un véritable changement. Changement : voilà un mot que l’on va entendre très souvent jusqu’au 6 mai alors que les trois partis sont déjà en route pour sillonner le pays et tenter de remporter la mise.

Les Forces en présence

Trois grandes formations se disputent les clés de Downing Street : les travaillistes, les conservateurs et le parti libéral-démocrate.

Les travaillistes misent sur une victoire de Gordon Brown. Un Premier ministre certes jugé sérieux et honnête, mais austère et peu charismatique. Brown se vante d'être celui qui a sauvé les banques en pleine tempête. Il promet la relance et s'engage à réduire le déficit de moitié en quatre ans. Un déficit public de moins de 3% du PIB en 2007 - qui a grimpé à plus de 11% aujourd'hui.

Le jeune leader conservateur David Cameron, que Gordon Brown qualifie de « novice », compte attaquer son rival sur sa gestion trop dépensière. Selon lui, « il y a la voie travailliste avec plus de dettes, plus d'impôts et plus de gaspillage - ou la voie des conservateurs qui dit NON. »

Si l'on en croit les sondages, Cameron, un aristocrate qui a su rajeunir l'image un peu vieillotte des Tories, est bien placé pour ramener les conservateurs au pouvoir, après treize ans d'opposition.

Mais attention: les élections britanniques ne sont pas une « course entre deux chevaux », prévient Nick Clegg, le chef des libéraux-démocrates qui se voit bien en arbitre.

 

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