Guinée / France

Fin de la visite du général Konaté en France

Le président intérimaire de Guinée, le général Sékouba Konaté, a effectué  une visite d'une semaine à Paris
Le président intérimaire de Guinée, le général Sékouba Konaté, a effectué une visite d'une semaine à Paris AFP / Bertrand Guay
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après une semaine de visite privée en France, le général Sékouba Konaté est reparti mercredi 7 avril à Conakry. Lors de son séjour parisien, le président de la transition a pu s'entretenir avec le président Nicolas Sarkozy, le chef de la diplomatie Bernard Kouchner et le secrétaire d'Etat à la coopération Alain Joyandet. A tous, il a tenu le même discours : « Je ferais tout pour que l'élection présidentielle se tienne le 27 juin mais aidez moi à sortir la Guinée de son isolement. »

Publicité

Mission accomplie pour Sékouba Konaté. Le chef de l'Etat guinéen était venu à Paris avec l'ambition de briser l'isolement dans lequel se trouve son pays, il est reparti avec le sentiment d'avoir effectué son devoir.

Le choix de la France pour cette première sortie du continent africain ne relève pas du hasard. Le général Konaté voulait en effet un symbole fort, la diplomatie française ayant été le procureur le plus sévère contre la junte guinéenne après le massacre du 28 septembre dernier.

Finalement, le président de la transition a obtenu les encouragements qu'il était venu chercher. L'ex-puissance coloniale lui ayant promis de se faire l'avocate de la Guinée auprès des bailleurs de fonds et des institutions internationales comme l'Union européenne.

Reste que pour sortir définitivement la Guinée de la liste des Etats paria, les nouvelles autorités de Conakry ont encore du travail. En premier lieu, il va leur falloir tenir les délais de l'élection présidentielle prévue le 27 juin.

Le général Konaté a promis à ses interlocuteurs qu'il ferait tout pour et qu'il ne souhaitait pas rester un jour de plus dans un fauteuil où il se sent mal à l'aise. La France veut bien le croire mais souhaite qu'il s'implique davantage pour accélérer le processus de transition, quitte à devoir forcer sa nature.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail