Quevilly-PSG: supporters détendus pour match sous haute surveillance

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L'ambiance était festive et détendue mercredi soir aux abords du Stade d'Ornano à Caen, peu avant le début de la demi-finale de Coupe de France opposant le "petit poucet" Quevilly (CFA) au PSG, une rencontre placée sous haute surveillance policière.

"On est comme des rois. On est venus en bus de Quevilly, escortés sur l'autoroute déserte par des motards de la police. On s'excuse auprès des résidents (des abords du stade) qui ont du mal à rentrer chez eux", indique Christian, 58 ans, une casquette jaune et noir aux couleurs de l'USQ vissée sur la tête.

Quelque 3.000 résidents caennais étaient concernés par le périmètre de sécurité mis en place autour du stade de 22.800 places, retenu car offrant les meilleurs conditions de sécurité pour accueillir le match.

Dans ce périmètre, mis en place peu après 17H00, l'accès a été interdit à tous ceux qui n'avaient sur eux ni billets nominatifs pour le match, ni invitation par un sponsor, ni justificatif de domicile couplé à une carte d'identité.

"On part acheter son pain et ne peut même pas rentrer chez soi", s'énervait Céline, déplorant une information insuffisante des résidents concernés. "Ils en font trop, il y a plus de policiers que de supporters", a relevé Odile, 79 ans.

Au total, près de 800 gendarmes et policiers étaient mobilisés à Caen et sur l'A13 après les violents affrontements survenus le 28 février en marge du match PSG-OM qui avaient abouti au décès mi-mars d'un supporter parisien.

Un dispositif accueilli favorablement par la majorité des supporters interrogés, tel Stéphane, 32 ans, un Normand de l'Eure qui s'en dit "rassuré".

"C'est le premier match de mon fils cadet", précise ce supporter sans signe extérieur de soutien à une équipe, sirotant tranquillement sa bière au soleil avec sa femme et ses deux fils de 7 et 5 ans.

Car, en dépit d'un interdiction préfectorale de vente et de consommation d'alcool sur la voie publique de 15H00 à minuit, la bière restait vendue et consommée aux abords du stade à l'approche du match.

Arrivés en voitures et avec une centaine de cars, les supporters de Quevilly faisaient dominer leurs couleurs dans la rue: un autre arrêté interdisait de s'afficher comme un partisan du PSG.