Top 14: Damien Traille, leader de la révolte biarrote

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Depuis son retour après deux mois d'arrêt pour blessure au genou gauche, Damien Traille a sonné, avec son compère international Dimitri Yachvili, la révolte du Biarritz olympique en mesure désormais d'atteindre son objectif: une place européenne.

Homme du match lors de la victoire des Basques sur Neath-Swansea Ospreys (29-28), samedi à Saint-Sébastien, le centre international sait, qu'outre son cas personnel, l'équipe "a vécu beaucoup de moments difficiles cette saison".

Contre les Gallois en quarts de Coupe d'Europe, Damien Traille a joué tous les rôles. Passeur sur l'essai d'anthologie de Takudzwa Ngwenya ou buteur -précieux- en inscrivant trois drops, dont un, dès la première minute.

"Je passe les drops, mais c’est l'aboutissement du travail de tout un groupe", reconnaît avec modestie le centre, qui joue souvent les pompiers de service à l'arrière ou à l'ouverture, selon les besoins. "Changer de poste n'est pas un problème, j'y suis habitué".

Car, le centre formé à Pau a déjà accepté de reculer d'un cran en équipe de France, à la demande de Marc Lièvremont ou même avant de Bernard Laporte. Une place d'arrière qu'il a dû céder, la mort dans l'âme, au Toulousain Clément Poitrenaud en raison d'une blessure au ligament latéral interne du genou gauche peu avant le Tournoi.

Absent lors du 9e Grand Chelem français, il a vu l'étoile de l'arrière toulousain briller et il sait qu'il devra batailler pour retrouver sa place.

Mais depuis son retour, Traille, 30 ans, a passé la vitesse supérieure. Son équipe aussi pour le plus grand bonheur des supporteurs basques qui croient possible la qualification pour la finale de la Coupe d'Europe et pour la phase finale du Top 14.

"L'aventure continue en demi-finale de Coupe d'Europe (le 2 mai face aux Irlandais du Munster). Pourquoi pas la finale ? C'est jouable. Comme tout reste jouable en championnat", se convainc le centre, au BO depuis 2004.

Si les Biarrots suivent l'exemple de Traille (73 sélections depuis novembre 2001), leurs chances resteront intactes mais il faudra, dès samedi, arracher une victoire au Racing Métro en Top 14.

Très méfiant en raison du calendrier des Biarrots, avec un dernier match contre Clermont à Aguilera, Damien Traille évoque la concurrence de Brive voire du Stade Français pour ce billet en phase finale du championnat.

Etre évincé des barrages du Top 14 serait pour lui "une frustration". C'est pourquoi il appelle ses équipiers à la révolte en leur demandant le maximum.

"Il faudra qu'on soit plus ambitieux, qu'on fasse beaucoup moins de fautes, qu'on manque moins de plaquages et qu'on perde moins de ballons faciles", détaille-t-il en estimant qu'une telle performance "passe par plus de conversation et de réalisme".

Du réalisme dont ont fait preuve les Biarrots en quarts de finale de Coupe d'Europe mais aussi lors de leurs dernières confrontations contre le Stade toulousain (26-10) et Montauban (42-13), où ils ont inscrit 68 points et sept essais.