Afghanistan / Italie

L'ONU demande une enquête rapide sur les trois Italiens arrêtés en Afghanistan

Des policiers afghans montent la garde à l'entrée de l'hôpital de Lashkar Gah où travaillaient les trois humanitaires italiens arrêtés le 11 avril 2010.
Des policiers afghans montent la garde à l'entrée de l'hôpital de Lashkar Gah où travaillaient les trois humanitaires italiens arrêtés le 11 avril 2010. Reuters / A. Malik
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'ONU a demandé jeudi 15 avril aux autorités afghanes d'enquêter rapidement et de manière transparente sur l'arrestation samedi dernier de trois Italiens, travaillant pour l'ONG Emergency. En tout, neuf personnes ont été arrêtées après la découverte d'armes et de bombes artisanales dans l'hôpital de Lashkar Gah. Elles étaient soupçonnées d'avoir planifié des attentats pour le compte des talibans et d'avoir voulu tuer le gouverneur de la province du Helmand, dans le sud du pays.

Publicité

Le représentant spécial de l'ONU en Afghanistan espère que cette arrestation est le résultat d'un sérieux malentendu, que seule une enquête minutieuse pourrait dissiper. Il demande aux autorités afghanes de faire vite. L'ONG se dit victime d'une « manœuvre politique, visant à la discréditer », alors que l'hôpital de Lashkar Gah, où les trois humanitaires opéraient, constitue un « point d'observation » des activités dans la région.

Les trois Italiens actuellement en prison à Kaboul attendent la rencontre prévue ce vendredi 16 avril entre l'envoyé spécial italien Attilio Iannucci et le président Hamid Karzaï, dans un contexte extrêmement tendu entre le chef de l'Etat afghan et la communauté internationale.

Karzaï multiplie depuis quelques temps les gestes de défiance à l'égard des Occidentaux. Il faut dire qu'il est à quelques semaines d'un rendez-vous crucial avec les chefs tribaux et les principaux responsables officiels du pays. Une Loya Jirga doit se tenir à Kaboul début mai, pour définir notamment les contours de sa politique de dialogue avec les talibans. Il est aussi à quelques mois d'une nouvelle grande offensive des forces internationales, dans le sud du pays. Et pour cela il doit recueillir l'assentiment des populations locales, déjà très affectées par les attaques meurtrières des forces de l'OTAN.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail