Mali / Italie

Mali: un couple d’Italiens libéré par al-Qaïda

Les otages italiens Sergio Cicala et son épouse Philomène Kabore ont été capturés par  Aqmi le 18 décembre 2009. Cette photo et un communiqué dénonçant le soutien apporté par l'Italie à «la "croisade" contre l'Islam» ont été publiés le 30 décembre 2009.
Les otages italiens Sergio Cicala et son épouse Philomène Kabore ont été capturés par Aqmi le 18 décembre 2009. Cette photo et un communiqué dénonçant le soutien apporté par l'Italie à «la "croisade" contre l'Islam» ont été publiés le 30 décembre 2009. Reuters / IntelCenter
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un couple d'Italiens, retenus en otage depuis près de quatre mois par un groupe d'islamistes armés de la branche maghrébine d'al-Qaïda, a été libéré vendredi 16 avril dans le nord du Mali. Il reste toujours deux Espagnols aux mains d'Aqmi.

Publicité

Sergio Cicala et son épouse Philomène Kaboré ont été enlevés le 18 décembre dernier à la frontière mauritano-malienne alors qu'ils se rendaient en 4x4 au Burkina Faso. Selon plusieurs sources concordantes, c'est un bras droit de l'émir Abou Zeid qui détenait le couple italo-burkinabé : Yahyah Abou Hamam

En février, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) lance un ultimatum à propos de la libération des deux Italiens. Outre une rançon, le groupe terroriste exige que la Mauritanie libère certains de ses membres arrêtés sur le territoire mauritanien. Mais les autorités de Nouakchott se montrent très fermes sur ce point : il n'y aura aucune négociation avec les preneurs d'otages.

Fin février dans un message mis en ligne par Aqmi, Sergio Cicala appelle le gouvernement italien à des concessions avec les ravisseurs pour accélérer sa libération et celle de son épouse. On le voit alors sur une photo, la barbe fournie, agenouillé sous la garde d'hommes cagoulés et en armes.

A plusieurs reprises Aqmi propose de libérer Philomène Kaboré d'origine burkinabé. Mais cette dernière a toujours refusé de quitter son mari préférant rester à ses côtés dans cette mésaventure.

Après la libération du Français Pierre Camatte, d'une Espagnole et des 2 Italiens, il reste toujours 2 Espagnols aux mains d'Aqmi. Les deux derniers membres d'une ONG ont été enlevés le 29 novembre sur la route côtière entre Nouadhibou et Nouakchott.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail