Pakistan / Onu

Le Pakistan salue le rapport de l’ONU sur l’assassinat de Benazir Bhutto

Asif Ali Zardari (premier plan), co-leader du Parti du peuple pakistanais et Benazir Bhutto, son épouse assassinée (second plan).
Asif Ali Zardari (premier plan), co-leader du Parti du peuple pakistanais et Benazir Bhutto, son épouse assassinée (second plan). AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Islamabad a salué vendredi 16 avril le rapport onusien estimant que l'assassinat de la Première ministre Benazir Bhutto « aurait pu être évité si des mesures de sécurité adéquates avaient été prises ». La diplomatie américaine a, elle aussi, estimé que l'ex-Première ministre du Pakistan « n'a pas bénéficié de la protection qu'elle méritait ». Benazir Bhutto, chef du gouvernement à deux reprises dans les années 1990, a été tuée le 27 décembre 2007 dans un attentat suicide.

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Avec notre correspondante à Islamabad, Nadia Blétry

Le Parti du peuple pakistanais, co-dirigé par le président de la République Asif Zardari, autrement dit le veuf de Benazir Bhutto, salue ce rapport. Et notamment l’une de ses conclusions, à savoir que « l’assassinat de Benazir Bhutto aurait pu être évité si des mesures de sécurité adéquates avaient été adoptées ».

Le rapport des Nations unies insiste donc sur la négligence de l’administration Musharraf, l’ancien chef de l’Etat, pour assurer la sécurité de Benazir Bhutto, tout en soulignant que l’ancien Premier ministre assassiné représentait une menace politique pour le chef de l’Etat de l’époque.

Les réactions des représentants du précédent gouvernement étaient attendues : l’ancien porte-parole du général Musharraf s’insurge contre les conclusions onusiennes en estimant qu’il s’agit d’un « tissu de mensonges ». Il précise par ailleurs que les services de renseignement avaient averti Benazir Bhutto des risques d’assassinat qui pesaient sur elle.

Le Parti du peuple pakistanais a annoncé, le 16 avril, qu’il allait étudier de près le rapport rendu public jeudi 15 avril et que les personnes jugées coupables de négligence seront traduites devant une cour. Ce dont doute une grande partie des analystes au Pakistan, car c’est l’establishment lui-même qui a été mis en cause.

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