Pakistan

Le président Zardari remet le pouvoir exécutif au Premier ministre Gilani

Le président Zardari (2e à gauche) signe l'amendement constitutionnel sous le regard de son Premier ministre Asif Ali Gilani à Islamabad, le 19 avril 2010.
Le président Zardari (2e à gauche) signe l'amendement constitutionnel sous le regard de son Premier ministre Asif Ali Gilani à Islamabad, le 19 avril 2010. AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au cours d'une cérémonie publique lundi 19 avril, à Islamabad, le président du Pakistan Asif Ali Zardari a signé le 18e amendement constitutionnel voté récemment par l'Assemblée nationale et le Sénat. Ce texte prive le président de la plupart de ses prérogatives et remet au Premier ministre le pouvoir exécutif.

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Avec notre correspondante à Islamabad, Nadia Blétry

Avec cette modification de la Constitution, le Pakistan a renforcé le régime parlementaire affaibli dans le passé par plusieurs dictatures militaires. Les prérogatives du Premier ministre Youssouf Raza Gilani sont plus importantes, c’est notamment à lui que revient à présent le pouvoir de nommer le chef de l’état-major des armées et non au président. Youssouf Raza Gilani bénéficie d'ailleurs de la confiance de l’institution militaire comme des Etats-Unis.

Si le chef du gouvernement accroît indéniablement son pouvoir et que la fonction présidentielle n’a plus qu’une valeur honorifique, l’actuel chef de l’Etat Asif Zardari conserve lui une certaine influence. Car même s’il est très vivement critiqué par l’opinion il reste le codirigeant du Parti du peuple pakistanais autrement dit la force politique qui dirige le pays.

Le Premier ministre devient la nouvelle figure importante du gouvernement civil mais au Pakistan c’est l’armée qui demeure l’institution la plus puissante du pays. L’armée qui reste un interlocuteur essentiel pour les Etats-Unis en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme.

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