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Asie / Montagne / Environnement

A l’assaut de la plus haute décharge du monde

Le mont Everest.
Le mont Everest. AFP/Prakash Mathema
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Ils ont des piolets, des cordes et des grands sacs pour ramasser les déchets, ce sont des éboueurs un peu spéciaux qui sont partis, mardi 20 avril, à l’assaut de la plus haute décharge du monde. Une vingtaine d’alpinistes népalais chevronnés et déterminés à effectuer un grand nettoyage de printemps sur le mont Everest. Et ce mercredi 21 avril ils devaient atteindre ce que les alpinistes ont qualifié de « zone de la mort ». Une zone située au-delà de 8 000 mètres d’altitude.

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Au total, près de deux tonnes de déchets devraient redescendre avec cette expédition entièrement népalaise. D’autres ont eu lieu par le passé mais celle-ci est la première, selon ses organisateurs, à entrer dans les dernières centaines de mètres de l’Everest où le manque d’oxygène, les vents et le froid font perdre à tout individu 80% de ses capacités physiques et surtout mentales. Une opération périlleuse mais nécessaire.
Les autorités népalaises fixent une caution élevée, non restituée, aux équipes qui abandonnent leur équipement en cours de route. La montagne doit pourtant régulièrement être nettoyée.

« L’objectif principal est de nettoyer la zone de la mort à 8 000 mètres », explique Ang Norbu, guide et alpiniste au Népal. « Mais ils vont aussi ramasser les déchets en aval de cette zone, même si, avec les expéditions précédentes, depuis 2000, la situation c’est améliorée ».

Bouteilles d’oxygène vides, bouteilles de gaz, tentes déchirées, cordes, ustensiles : cette fois, à plus de 8 000 mètres d’altitude, l’expédition devrait rentrer également avec cinq cadavres d’alpinistes momifiés par le gel, dont le corps d’un Suisse décédé en 2008, qui sera incinéré au camp de base, avec le consentement de la famille.

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