Chine

Deuil national en Chine pour les disparus du séisme du Qinghai

Des soldats stagiaires chinois de l'université de Hefei dans la province de Anhui, observent trois minutes de silence devant le drapeau national en berne, le 21 avril 2010.
Des soldats stagiaires chinois de l'université de Hefei dans la province de Anhui, observent trois minutes de silence devant le drapeau national en berne, le 21 avril 2010. Photo : Stringer/Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Sous la neige, des milliers de personnes se sont recueillis pendant trois minutes, ce mercredi matin, à Xining, capitale de la province sinistrée du Qinghai, région du centre-ouest de la Chine secouée par un séisme il y a une semaine jour pour jour. Un tremblement de terre qui a fait 2 064 morts selon le dernier bilan officiel. 175 autres personnes sont toujours portées disparues.

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Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin

Trois minutes de silence pour rendre hommages aux victimes. C'est l'un des gestes marquants de la journée de deuil, décrétée par les autorités chinoises, pour les Chinois de Chine et du monde.

Ce matin, la presse chinoise dans son ensemble a été imprimée en noir et blanc, et les sites officiels du gouvernement ont adopté eux aussi la couleur du deuil.

Autre forme de cet hommage rendu aux victimes du tremblement de terre, les drapeaux seront mis en berne partout en Chine, mais aussi dans les ambassades chinoises partout dans le monde.

Les activités de divertissement sont suspendues : cinémas, karaoké, cafés internet, et espaces publics de jeux sont fermés toute la journée. Des dispositions qui sont aussi censées s'appliquer aux activités en ligne et aux compétitions sportives.

Cette mobilisation nationale a aussi pour objectif de montrer l'engagement de tout le pays à soutenir les populations du Qinghai, frappées par le tremblement de terre.

Une mobilisation très politique

Les autorités chinoises se sont lancées dans une vaste opération de communication en direction des familles des victimes du séisme, en grande majorité tibétaines.

Le président Hu Jintao a ainsi écourté une tournée en Amérique latine, pour rendre visite aux victimes du séisme, ce qu'il n'avait pas fait pour les sinistrés du Sichuan. Et la photo du président prenant dans ses bras une petite rescapée tibétaine fait encore aujourd'hui la une de la presse nationale.

Le message est assez limpide de la part du pouvoir chinois, pour ces populations majoritairement tibétaines : le salut ne peut venir que de la Chine et certainement pas du Dalaï Lama, qui a souhaité se rendre dans le Qinghai.

Pendant ce temps là, la situation se durcit dans les montagnes du Qinghai, la presse de Hong Kong explique ce matin que les moines tibétains, les premiers arrivés sur place après le séisme, ont reçu l'ordre d'évacuer la région. Un haut responsable du Parti communiste expliquait mardi à Pékin que des forces hostiles tentaient de saboter le travail des sauveteurs.

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