ALLEMAGNE / AFGHANISTAN

Retrait des troupes en Afghanistan : Angela Merkel adoucit son discours

Texte par : RFI Suivre
2 mn

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Sept morts et treize blessés en l’espace de deux semaines en Afghanistan. Pour l’Allemagne le choc a été rude. Surtout dans un pays où les interventions militaires à l’étranger restent une nouveauté. Et d’autant plus que le pouvoir a longtemps minimisé les dangers. Désormais, ils s’imposent cruellement. Un nouveau discours plus réaliste et plus pédagogique est à l’ordre du jour.

Mais il est peut-être trop tard. 70% des Allemands sont opposés à cette intervention. Angela Merkel a tenu devant le Parlement jeudi 22 avril un discours plus humain et moins technocratique pour justifier la présence allemande en Afghanistan. « Un retrait précipité aurait des conséquences plus désastreuses que le 11 septembre », a estimé la chancelière. Mais les Allemands restent sceptiques. La moitié d’entre eux croit plutôt qu’un maintien de leurs troupes en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme renforce plutôt les risques pour leur pays.

Cette hostilité a été renforcée par la bavure de septembre dernier, lors de laquelle un bombardement ordonné par les forces allemandes a fait 142 morts et blessés. Devant la commission d’enquête du Parlement, le ministre de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg qui n’était pas à ce poste à l’époque, a reconnu avoir fait une erreur en affirmant dans un premier temps que l’opération était militairement justifiée. Il reconnait aujourd’hui qu’elle n’aurait pas dû avoir lieu.

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