Corée du Sud / Corée du Nord

Séoul penche pour la thèse de l'attaque nord-coréenne après le naufrage d'un bateau de guerre

Le navire militaire sud-coréen, Cheonan, lors d'une opération navale, le 23 mars 2010, soit trois jours avant son naufrage.
Le navire militaire sud-coréen, Cheonan, lors d'une opération navale, le 23 mars 2010, soit trois jours avant son naufrage.

En Corée du Sud, l’enquête se poursuit pour déterminer les causes exactes du naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan qui a coûté la vie à 46 marins à la fin du mois de mars 2010. Pour l’instant, aucune accusation n’a été officiellement formulée, mais certains soupçonnent la Corée du Nord d’être responsable du drame. Une thèse que, visiblement, privilégient les services du renseignement sud-coréens.

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Avec notre correspondant à Séoul, Thomas Ollivier

On l’a appris ce jeudi 22 avril 2010, les services sud-coréens du renseignement ont immédiatement suspecté la Corée du Nord d’avoir coulé le Cheonan.

L’agence de presse sud-coréenne Yonhap cite une source militaire de haut niveau mais qui veut rester anonyme : « Depuis février de l’an dernier » affirme ce militaire, « la Corée du Nord est passé d’une stratégie de confrontation armée directe à une stratégie de provocation armée de guérilla ».

Le Cheonan a coulé dans une zone à haut risque, en mer Jaune, près de la frontière maritime qui n’a jamais été reconnue par la Corée du Nord. A trois reprises déjà, des affrontements navals directs et mortels entre les deux Corées ont eu lieu, en 1999, en 2002 et enfin en novembre dernier.

Reste que pour l’instant, l’enquête se poursuit et aucune thèse n’explique encore comment le bateau a sombré. On sait juste qu’à la suite d’une forte explosion d’origine non identifiée, il a été coupé en deux et a coulé en quelques minutes le 26 mars dernier.

Depuis que la poupe du navire a été remontée à la surface, le vendredi 17 avril, les experts ont indiqué que l’explosion avait été causée à l’extérieur de la coque, ce qui pourrait indiquer qu’une mine, ou une torpille, serait à l’origine de la catastrophe.
 

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