Brésil / France

Vol AF447 Rio-Paris : le gouvernement demande au BEA la poursuite des recherches

Un expert du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) réceptionne un morceau de l'Airbus AF447.
Un expert du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) réceptionne un morceau de l'Airbus AF447. AFP/Evaristo SA
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le secrétaire d'Etat français aux Transports Dominique Bussereau a demandé vendredi 23 avril 2010 au BEA (Bureau d'enquêtes et d'analyses) de poursuivre ses recherches au large du Brésil pour tenter de retrouver les débris de l'Airbus qui s'est écrasé en mer le 1er juin 2009, quelque part entre Rio et Paris.  Depuis, le BEA recherche les débris de l'appareil d'Air France AF 447, avec de gros moyens. Mais la troisième campagne s'achève sans résultats.

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Un sonar a couvert 2 800 km², trois véhicules sous-marins ont effectué 40 plongées sur une zone de près de 3 000 km². Mais rien à faire, l'épave de l'Airbus reste introuvable.

Les deux navires avec tout leur matériel vont repartir vers le port brésilien de Recife.
Vont-ils revenir pour une quatrième campagne de recherche? C'est aujourd'hui toute la question, car le Bureau d'enquêtes et d'analyses le reconnaît : toute la zone où l'appareil était censé se trouver aura été couverte à l'issue de cette troisième campagne.

Alors où chercher ? Vers où étendre cette zone ? D'autant que ces recherches coûtent cher, très cher. Neuf millions d'euros pour les deux premières campagnes, dix pour la troisième. Hors micro, un membre du BEA le reconnaît : il sera difficile pour Air France et Airbus de refinancer des recherches sans un réel espoir de trouver les débris de l'appareil et surtout les boîtes noires.

Les enquêteurs risquent de devoir se contenter des quelques débris qui ont été repêchés alors qu'ils flottaient encore. Au vu de ces débris, ils ont conclu que l'appareil avait touché l'eau à l'horizontale avant de sombrer. Mais c'est tout.

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