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Liban

A Beyrouth, une «Laïque Pride» très revendicative

Un manifestant de la "Laique Pride" à Beyrouth le 25 avil 2010.
Un manifestant de la "Laique Pride" à Beyrouth le 25 avil 2010. REUTERS/Jamal Saidi
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C’était une première au Liban. Ce dimanche matin 25 avril, près de 2 000 personnes ont défilé dans les rues de Beyrouth à l’occasion de la « Laïque Pride ». La marche pour la laïcité. Rien n'augurait d’un succès surtout dans un pays comme le Liban aux multiples confessions religieuses et aussi parce que le mouvement est né sur la toile et que c'est via internet qu'il va se poursuivre.

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Avec notre correspondante à Beyrouth, Diane Galliot

Au Liban, en dehors des circuits politiques et confessionnels, il est très difficile de mobiliser la société civile. Ce n’est pas la première fois que des Libanais descendent dans la rue pour défendre l’égalité des droits, le mariage civil, le droit pour les femmes de transmettre la citoyenneté libanaise à leurs enfants, mais en général ils ne sont que quelques centaines.

A l’origine de la « Laïque Pride », quelques jeunes qui ont dit un jour : « Raz-le-bol à la censure religieuse sur des spectacles » et qui ont créé sur internet une sorte d’élan avec des milliers de supporters, par le biais de Facebook, Twitter ou par le blog de la « Laïque Pride ». Ils ont réussi leur pari. Ils ont eu des milliers de supporters aux quatre coins du monde parce que les Libanais, ont le sait, sont plus nombreux à l’étranger que dans leur propre pays.

Quel avenir pour le mouvement ?

Réclamer un Etat laïque, ici, au Liban, cela n’a pas grand-chose à voir avec la laïcité à la française ou à l’occidentale. Ici, les jeunes martèlent le slogan : « Garde ta religion et crois en ce que tu veux », pourvu que les Libanais et les Libanaises aient des droits égaux et qu’ils soient libres de choisir. Ils condamnent le fait, par exemple, que deux jeunes amoureux, de religions différentes soient obligés d’aller se marier civilement à Chypre s'ils veulent garder leur religion respective, et, cela coûte très cher.

« Bien sûr, cette Laïque Pride n’est qu’une première étape », insistent les organisateurs qui invitent leurs sympahisants à poursuivre la mobilisation sur la toile.

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