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Turquie/Arménie

Première commémoration à Istanbul des Arméniens morts entre 1915 et 1917

Participants à l'une des commémorations organisées à Istanbul le 24 avril 2010 pour commémorer le génocide arménien.
Participants à l'une des commémorations organisées à Istanbul le 24 avril 2010 pour commémorer le génocide arménien. Reuters / Osman Orsal
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Plusieurs rassemblements ont eu lieu samedi 24 avril 2010 dans la capitale ottomane, à l’occasion du 95e anniversaire du génocide arménien. Istanbul n’avait encore jamais connu de commémoration de cet ordre. Cette initiative, sur un sujet extrêmement tabou en Turquie, n’a pas été accueillie tout à fait favorablement par certains stambouliotes qui se sont réunis pour protester.

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 Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

Avant de débattre sur le terme "génocide", les Turcs de Turquie doivent savoir ce qu’il s’est passé et cela nécessite recueillement.

Ahmet Insel, politologue à l'université d'Istanbul

Ils n’étaient certes pas très nombreux, à peine une cinquantaine, pour le premier rassemblement devant la gare des tout premiers déportés de 1915, et le double peut-être pour le second, tenu dans le centre d’Istanbul.

Cependant, le symbole était fort. « En 1915, vivaient ici entre 1,5 et 2 millions d’Arméniens », dit Zeynep Tanbay. Et c’est la première fois que ces morts et disparus, jusque-là sans mémoire, sont commémorés en Turquie. Les rassemblements qui se sont tenus samedi 24 avril 2010 ont brisé un tabou, dans un pays qui récuse la thèse d'un génocide, défendue par les Arméniens.

Toutefois, cette commémoration ne satisfait pas tout le monde. Des contre-manifestations ont été organisées par l’ancien ambassadeur Edip Baser selon qui « plusieurs pays dans le reste du monde ont accepté de reconnaître officiellement le génocide et malheureusement, il se trouve ici-même des gens prêts à faire de même, je ne sais pas pourquoi… ».
 

La réponse d’Eren Keskin, de l’Association des Droits de l’Homme, est cinglante : « Pour ma part, je ne fais aucune différence entre acteurs et négateurs de la pratique génocidaire, c’est pourquoi il faut que ce genre de manifestations se multiplient dans le pays ».

L’exemple est donné et plutôt concluant avec ce rendez-vous inédit,  la réponse des diplomates n’a plus qu’à suivre.

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