France / Justice

Le fils Pasqua clame son innocence et celle de son père

L’ancien ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua.
L’ancien ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua. AFP/Martin Bureau
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Charles Pasqua comparaît depuis lundi 19 avril devant la Cour de justice de la République (CJR) pour son implication dans trois affaires de corruption datant de l'époque où il était ministre de l'Intérieur entre 1993 et 1995. Lui se dit victime d'un entourage qui aurait profité de sa position. Ce mardi matin 27 avril, c'est son propre fils Pierre, déjà condamné pour des malversations financières, qui était appelé à la barre.

Publicité

Pierre Pasqua ne manque pas d’aplomb. Condamné définitivement pour avoir été l’un des bénéficiaires des pots-de-vin versés dans les affaires de la Sofremi et d’Alsthom, il affirme à la barre qu’il est innocent et que la justice a fait fausse route.

Le fils unique de Charles Pasqua est persuadé d’une chose : à travers lui on a voulu atteindre son père et gêner sa carrière politique. L’accusation est parti du postulat « Charles = Pierre Pasqua ». « Pourtant, précise-t-il, j’ai tout fait pour être loin des activités de mon père, car un Pasqua en politique, ça suffisait ».

A Partir de là, l’audience revient sur le grand absent de ce procès, Etienne Leandri. Etienne Leandri est l’ordonnateur de ce vaste réseau de corruption. Il est mort il y a quinze ans et il entretenait des relations suivies avec Pierre Pasqua. « Pourquoi ce monsieur Leandri a-t-il été si généreux avec vous, interroge le président. Pourquoi vous a-t-il versé deux millions de dollars sur des comptes suisses ? »

Les explications du fils Pasqua sont pour le moins alambiqués : A la mort de Leandri tente-t-il de convaincre, il aurait hérité de ces sommes. Sceptique, le président Le Gall conclut l’audience par une formule qui lui est chère : « La cour appréciera ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail