Coupe d'Europe de rugby: Toulouse-Leinster, un enivrant parfum de finale

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Le Stade Toulousain, qui a fait d'un quatrième titre en Coupe d'Europe sa priorité absolue, joue le match le plus important de sa saison contre les Irlandais du Leinster, tenants du titre, samedi au Stadium lors d'une "finale avant l'heure" entre deux équipes adeptes du beau jeu.

A chacun ses priorités. Celles du Stade sont européennes. Bien que qualifié pour les barrages du Top 14, qu'il disputera samedi prochain contre Castres, le Stade Toulousain n'a, pour l'heure, d'yeux que pour la Coupe d'Europe, dont il détient déjà le record de victoires (1996, 2003, 2005) avant une éventuelle finale le 22 mai au Stade de France.

"Ce match va être une fête et les joueurs méritent d’y participer. Ce qui m'importe surtout, c'est que les joueurs ne passent pas à côté du match. Passer à côté de la victoire, c'est possible, mais pas à côté du match", a déclaré le manageur toulousain, Guy Novès.

Les leçons de la saison blanche 2008/2009 ont été retenues. Pas totalement au point pour leur quart de finale à Cardiff, les Toulousains étaient sortis par la petite porte européenne et la dynamique s'était brisée pour déboucher sur une défaite contre Clermont en demi-finale du Top 14.

"Nous avons programmé cette équipe pour qu'elle arrive au top à cette période, sans faire d'impasse mais en offrant des plages de récupération aux joueurs afin qu'ils gardent le maximum de fraîcheur", a souligné Guy Novès.

L'encadrement toulousain a de quoi être rassuré: le premier match à élimination directe, en quart de finale contre le Stade Français, s'est achevé sur une victoire éclatante (42-16) avec la confirmation du retour de Yannick Jauzion à son meilleur niveau.

Concernant l'état d'esprit, les joueurs ont même "refusé" de laisser filer le match contre Castres samedi dernier en Top 14, à une semaine du Leinster. "On verra en fin de semaine si leur calcul était le bon ou pas", s'est quelque peu inquiété l'entraîneur des avants, Yannick Bru.

A l'exception de Michalak et Donguy (saisons terminées), l'effectif toulousain est au complet. Une incertitude plane cependant sur la participation des piliers Dan Human et Census Johnston.

Le Leinster est un adversaire redoutable, vainqueur (41-35) au Stadium en quart de finale en 2006 lors de la dernière confrontation à élimination directe, au terme d'un match haletant.

Depuis, la province irlandaise a conquis son premier titre de champion d'Europe en 2009 en ajoutant la solidité d'un pack renaissant à un jeu de trois-quarts bien réglé, conduit par l'emblématique capitaine Brian O'Driscoll.

Cette saison, en quart de finale, Clermont n'a pas résisté à Dublin malgré une grosse entame de match. Portés par leur très performante troisième ligne Jennings - Heaslip - McLaughlin, ce dernier ayant réussi à compenser le départ de l'Australien Rocky Elsom, et guidés par le jeune et prometteur ouvreur Jonathan Sexton, les Dublinois promettent 80 minutes d'une haute intensité.

Toulouse "est une équipe complète qu'il n'est pas possible de dominer pendant 80 minutes. Il faut les dominer pendant quelques périodes et, dans ces périodes, prendre des points, surtout en jouant à l'extérieur. Ce sera une bonne expérience", a prévenu l'entraîneur du Leinster Michael Cheika, qui présidera aux destinées du Stade Français la saison prochaine.