Royaume-Uni / Législatives

A cinq jours du scrutin, les travaillistes anglais lâchés par la presse

A quelques jours du scrutin, les travaillistes de Gordon Brown sont à la traîne dans les sondages.
A quelques jours du scrutin, les travaillistes de Gordon Brown sont à la traîne dans les sondages. Andrew Winning/Reuters

Tout va mal pour Gordon Brown, à l’approche des législatives britanniques du 6 mai, jeudi prochain. Deux grands quotidiens britanniques annoncent ce samedi 1er mai qu’ils ne soutiendront pas le Parti travailliste à ces élections. Tous les signes annonciateurs d'une défaite sont réunis : les mauvais sondages, la prestation insuffisante lors du dernier débat télévisé, sans oublier les bonnes campagnes réalisées par ses rivaux. 

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Dans deux éditoriaux qui dressent, en fait, le bilan de treize ans de Labour, le Times et le Guardian donnent l'estocade au Premier ministre meurtri Gordon Brown.

Une décision prise néanmoins à regret. Le Times, quotidien de centre droit, rappelle ainsi qu’il n’avait pas soutenu les conservateurs depuis dix-huit ans et qu’il a longtemps approuvé la vision et le changement apporté par Tony Blair.

Or, Tony Blair a dû s’effacer, face à un Gordon Brown qui mène, selon le journal, un parti Labour fatigué et sur la défensive.

Pour le Times, l’économie est en danger et Monsieur Brown est le danger. Il prend fait et cause pour les conservateurs rénovés de David Cameron, parce qu’il dit partager leur point de vue sur la réduction de la taille du gouvernement, et sur la nécessité d’agir plus rapidement, pour réduire le déficit budgétaire.

De son côté, le Guardian de centre-gauche retire son soutien traditionnel aux travaillistes et préfère donner son vote, avec enthousiasme, aux libéraux-démocrates.

Pour le Guardian, l’un des enjeux majeurs de ces élections c’est d’aboutir à une réforme du système électoral britannique que seul les libéraux-démocrates prônent.

Des revirements de dernière minute à l’effet potentiellement dévastateur, tout comme celui, jeudi 29 avril, de l’hebdomadaire The Economist qui lui aussi a choisi de lâcher le Labour de Gordon Brown en faveur des Tories de David Cameron.

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