Bolivie / Equateur

Le Bolivien Morales et l'Equatorien Correa continuent les nationalisations

Le président bolivien, Evo Morales, à Colomi, Bolivie le 21 avril 2010.
Le président bolivien, Evo Morales, à Colomi, Bolivie le 21 avril 2010. ©Reuters

La fête du travail, le 1er mai, a été l'occasion pour deux présidents représentants de la gauche latino-américaine de s'attaquer une nouvelle fois aux entreprises multinationales qui opèrent dans leur pays : le Bolivien Evo Morales et l'Equatorien Rafael Correa.

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Comme en 2006 et en 2008 Evo Morales a choisi la date symbolique du 1er mai pour annoncer la nationalisation de trois compagnies d'électricité du pays dont une filiale du français GDF-Suez et la filiale d'un groupe britannique. D'autres petites entreprises de production electrique vont suivre.

Ces compagnies seront indemnisées mais Evo Morales réaffirme ainsi sa volonté de poursuivre sa politique de réappropriation par la Bolivie de ses ressources naturelles. Depuis son arrivée au pouvoir il y a 4 ans des entreprises énergétiques, minières ou de télécommunications ont déjà connu le même sort.

Autre président se revendiquant de la gauche latino-américaine l'Equatorien Rafael Correa a menacé d'exproprier les multinationales étrangères qui ne conclueraient pas rapidement un accord sur une nouvelle répartition des bénéfices entre ces compagnies et l'Etat équatorien. Depuis 2007 Rafael Correa a déjà remis en cause plusieurs des contrats qui liaient l'Equateur, le plus petit pays membre de l'Opep, aux groupes chinois, brésilien ou européen opérant sur son sol.

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