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Les différents visages de l'Afrique exposés à Shanghai

Le pavillon africain à l'Exposition universelle de Shanghai, le 19 janvier 2010.
Le pavillon africain à l'Exposition universelle de Shanghai, le 19 janvier 2010. AFP/Philippe Lopez

L’Exposition universelle de Shanghai a ouvert ses portes samedi 1er mai 2010 au public, et le restera pendant six mois. Au cœur de cette exposition, on peut découvrir une très importante présence africaine. Mais sans doute pas aussi massive que l’affirment les autorités africaines. 

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Avec notre correspondant à Shanghai,Marc Lebeaupin

La Chine l’avait ouvertement souhaité, le continent africain est en théorie massivement représenté à Shanghai Sur les bords de la rivière Huangpu, on découvre rapidement la « place de l’Afrique» un lieu de rencontres, encadré par les pavillons nationaux d’Algérie et de Tunisie, d’Afrique du Sud ou encore du Nigéria.

Mais c’est dans le grand pavillon commun, qui accueille plusieurs dizaines de pays d’Afrique noire, que l’on retrouve cette ambiance africaine, grâce en partie au groupe malien Neba-Solo, principal animateur de ce pavillon : « Nous sommes présents à l’Exposition 2010. C’est très important pour nous tous. Nous faisons la présentation. Les Chinois sont très intéressés par notre pavillon. Il y a beaucoup de monde ».

A quelques mètres de là, le stand du Togo fait le plein de visiteurs, 100 % Chinois, pressés de se faire tamponner leur «passeport » de l’Exposition universelle. Dans son petit bureau pas vraiment installé, Kokou Noutchet, un Malien de Shanghai, en tenue traditionnelle du Mali, recruté l’année dernière pour surperviser l’installation du pavillon semble se satisfaire du démarrage de cette Exposition universelle de Shanghai : « Je crois qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite. Cela a bien démarré malgré quelques petits problèmes. Je pense que les Chinois ont fait un bon travail. Nous avons beaucoup à apprendre de la Chine. Je crois que la Chine est devenue réellement le centre du monde comme le dit le mot 'zhong guo' qui signifie empire du Milieu. Et il n’y a pas que les Africains qui ont besoin d’apprendre des Chinois ».

Mais tout n’est pas si simple dans ce monde un peu virtuel de l’Exposition universelle. La Chine, soucieuse d’accueillir le plus grand nombre de pays, y compris ceux qui n’ont pas de relations diplomatiques avec Pékin, a accordé une aide d’environ 600 000 dollars à chaque pays, sous forme de financement des stands, ou de billets d’avion.

Et les dirigeants chinois sont sans doute allés encore plus loin ; certains stands, comme celui de la Gambie ou de la Somalie, qui se résument à quelques photos, semblent avoir été totalement mis en place par les autorités chinoises.

Petits et grands pays sont confrontés encore à des difficultés. Au premier jour d’ouverture de cette Exposition, le prestigieux pavillon de l’Afrique du Sud est resté fermé aux visiteurs, sans aucune explication.

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