algérie

L'Algérie traîne à criminaliser le colonialisme

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika durant son discours célébrant sa ré-élection (avril 2009).
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika durant son discours célébrant sa ré-élection (avril 2009). AFP / Fayez Nureldine

Le gouvernement algérien n’a toujours pas donné de suite à la proposition parlementaire de criminaliser le colonialisme. Le délai constitutionnel de deux mois est aujourd'hui dépassé, et l’on se demande si au final le projet de loi sera examiné par les députés.

Publicité

Sans l’aval du gouvernement, il est impossible que ce projet de loi soit débattu et voté. A moins que l’on aille vers une crise inédite entre l’Assemblée populaire nationale et le gouvernement, composé des représentants des partis majoritaires au sein de cette même assemblée. L’hypothèse est basse, voire nulle.

Cette proposition de loi, qui qualifie la période de la colonisation française de « guerre d’extermination contre l’humanité », présentée par un député FLN avec plus de cent signatures, incommoderait le gouvernement. Selon des sources officieuses, il estimerait qu’elle est irréaliste et qu’elle pose une série de problèmes politico-juridiques avec la France, mais aussi au plan international.

Selon d’autres sources, c’est une question de conjoncture, et, celle-ci ne serait pas favorable d’autant plus que des pays anciennement colonisés, comme le Vietnam, hésitent à se joindre à la démarche algérienne.

Le dernier mot revient au président Bouteflika qui a la haute main sur les affaires étrangères. Il peut relancer politiquement le projet, comme il peut faire valoir que le délai constitutionnel a expiré et qu’il convient de le classer.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail