Madagascar

Andry Rajoelina discute avec l'armée malgache de la formation d'un «gouvernement neutre»

Andry Rajoelina lors des pourparlers de Pretoria, en Afrique du Sud, le 29 avril 2010.
Andry Rajoelina lors des pourparlers de Pretoria, en Afrique du Sud, le 29 avril 2010. AFP/Stéphane de Sakutin

Le président du régime en place à Madagascar, Andry Rajoelina, et les hauts gradés de l'armée se retrouvent ce 4 mai pour la seconde journée consécutive. Ces rencontres interviennent après l'échec des pourparlers de Pretoria qui ont réuni la semaine dernière les quatre principales mouvances politiques de la Grande Ile, sous l'égide de la communauté internationale. Elles coïncident surtout avec la fin d'un ultimatum lancé le 12 avril par les forces armées, qui exigeaient de M. Rajoelina une « feuille de route précise » sur la conduite des affaires du pays et un calendrier de sortie de crise.

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En présentant dans la matinée du 3 mai aux forces armées malgaches sa feuille de route, Andry Rajoelina a tenté d'apporter des réponses précises aux nombreuses inquiétudes des militaires.

Durant sa rencontre avec les hauts gradés, le président de la transition a annoncé que la durée de la transition ne devrait pas dépasser la fin de l'année. Andry Rajoelina a également affirmé qu'il souhaitait la mise en place d'un gouvernement neutre afin, dit-il, de garantir l'égalité des chances pour tous lors des prochaines élections.

Les responsables des forces armées ont planché tout l'après-midi sur ses propositions. Plusieurs options s'offrent à eux : l’armée peut demander à Andry Rajoelina de clarifier un peu plus encore ses intentions, elle peut décider de participer à ce futur « gouvernement neutre », elle peut également choisir de rester en retrait et d'observer de loin. A moins d'opter pour une autre solution qui fait beaucoup parler sur la Grande Ile : que l'armée prenne l'initiative de former un directoire exclusivement militaire. Les forces armées feront connaître dans la journée leur position définitive à Andry Rajoelina.

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