Royaume-Uni / Législatives

Elections britanniques: conservateurs, libéraux-démocrates et travaillistes à la corde

De gauche à droite : David Cameron (conservateurs), Nick Clegg (libéraux-démocrates) et Gordon Brown (travaillistes) le 29 avril 2010 à l'issue d'un débat télévisé.
De gauche à droite : David Cameron (conservateurs), Nick Clegg (libéraux-démocrates) et Gordon Brown (travaillistes) le 29 avril 2010 à l'issue d'un débat télévisé. AFP / Gareth Fuller

A deux jours des élections législatives britanniques, le suspense reste entier quant à l’issue du scrutin. Si les conservateurs de David Cameron ont creusé leur avance sur les travaillistes de Gordon Brown au pouvoir et les libéraux démocrates de Nick Clegg, ils n'ont toujours que quelques points d'avance dans les intentions de vote. Tandis que les sondages continuent à prédire un parlement sans majorité. 

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Désormais dans la dernière ligne droite, les candidats des trois principaux partis visitent de façon frénétique les circonscriptions indécises tandis que leurs stratèges de campagne s’arrachent les cheveux pour réussir à faire pencher la balance en leur faveur.

Le politologue Tony Travers, expert de la vie politique britannique, décrypte pour RFI ce que doivent faire les trois principaux partis durant ces prochains jours s'ils veulent chacun convaincre les électeurs.

« Pour le Labour, le principal défi est de paraître compétent et maître de la situation, surtout à propos de l’économie et ainsi faire oublier que leur campagne semble à présent en plein chaos.

Les conservateurs, eux, doivent donner l’impression d’être le prochain gouvernement, montrer clairement qu’ils sont le parti du changement.

Quant aux Libéraux-démocrates, ils doivent convaincre qu’ils sont le véritable parti du changement, et qu’eux-seuls peuvent apporter une sorte de changement révolutionnaire mais pas trop quand même, à un système politique britannique sclérosé ».

Dont acte, Nick Clegg, le télégénique chef des libéraux-démocrates, a appelé avec passion à ce changement: : « C'est la chance de notre vie, une chance qui ne se présente qu'une fois par génération, de changer la Grande-Bretagne pour de bon ».

Le Premier ministre travailliste Gordon Brown a pour sa part insisté sur l’urgence de la situation :« Je lutte comme si ma vie en dépendait, parce qu'il en va de l'avenir de ce pays ».
Quant au conservateur David Cameron, il a rejeté toute arrogance : « Cette élection est loin d’être gagnée, mais si les gens votent conservateurs jeudi, ils auront un gouvernement fort et décidé qui relèvera ses manches pour résoudre les problèmes de ce pays ». Malgré son apparente humilité, il ne s'est pas gêné pour présenter son programme d'action pour ses 100 premiers jours au pouvoir.

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