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France / ENSEIGNEMENT

Nicolas Sarkozy annonce la création d’«établissements de réinsertion scolaire»

Le président français Nicolas Sarkozy lors de son discours sur l'éducation, le 5 mai 2010.
Le président français Nicolas Sarkozy lors de son discours sur l'éducation, le 5 mai 2010. Lionel Bonaventure/Pool /Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le président de la République a de nouveau promis d'être « intraitable » contre la violence à l'école et annoncé la création d'« établissements de réinsertion scolaire » pour les élèves les plus difficiles. Nicolas Sarkozy a réuni à l'Elysée, le 5 mai, les préfets, procureurs généraux, recteurs et inspecteurs d'académie pour leur présenter son projet d'internats réservés aux élèves perturbateurs.  

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Nicolas SARKOZY évoque le recrutement des professeurs le 5 mai à l'Elysée

Ces nouveaux internats devraient accueillir des élèves de 13 a 16 ans ayant été exclus de leur établissement au moins une fois. Il s'agirait de petites structures destinées aux élèves perturbateurs. Ces jeunes seraient pris en charge par des équipes d'enseignants et d'éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse, et de jeunes accomplissant un service civique.

Par ailleurs, ce projet est présenté comme une solution éducative. L'idée étant de donner une seconde chance à ces élèves en rupture avec le système scolaire. Ainsi, cela permet à Nicolas Sarkozy de montrer que sa lutte contre la violence à l'école ne s'arrête pas à un arsenal purement répressif, à l'image de la suspension des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire injustifié.

Nicolas Sarkozy a également rappelé l'existence de structures qui accueillent déjà environ 8 000 élèves en difficulté scolaire. Mais s’il est question là, d'établissements dits « fermés » où sont placés sur décision judiciaire les mineurs ayant commis des délits, « entre les deux, il n'existait rien » a rappelé le président de la République.

C'est ce manque, selon lui, que ces internats entendent combler. Les syndicats enseignants sont sceptiques, craignant que ces internats réservés aux élèves perturbateurs génèrent des ghettos.

La réaction de Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du Syndicat national des enseignants du second degré

« Il a parlé d’élèves qui avaient été exclus au moins une fois d’un établissement scolaire. C’est vraiment rapide de considérer qu’ensuite on doit les sortir complètement de la communauté scolaire ».

« D’autre part, si j’en crois le président de la République, ces élèves auront des enseignements extrêmement appauvris, puisque ce sera les apprentissages fondamentaux ».

« On a beaucoup de difficultés pour les mettre dans un établissement pour qu’ils suivent ensuite les cours avec l’ensemble de leurs autres camarades, parce qu’ils ne sont plus au niveau. Cela ne va pas forcément remotiver certains élèves et les entraîner à vouloir faire des études et à acquérir des diplômes ».

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