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Le processus de transition est toujours dans l’impasse à Madagascar

Andry Rajoelina lors de sa cérémonie d'investiture à Antananarivo, le 21 mars 2009.
Andry Rajoelina lors de sa cérémonie d'investiture à Antananarivo, le 21 mars 2009. Grégoire Pourtier/AFP

La réunion tenue à Pretoria la semaine dernière entre Rajoelina et les trois anciens présidents ne semble être qu’un vieux souvenir. Aucun autre chemin n’a été tracé depuis. Certes, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé hier jeudi 6 mai qu’elle proposait la date du 12 août pour le prochain référendum constitutionnel, mais que vaudra demain cette institution mise en place unilatéralement par Andry Rajoelina ? Aujourd’hui, plus aucune feuille de route ne régit réellement le processus, et les Malgaches s’y perdent complètement.

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Il y a un mot à la mode dans la presse malgache : la confusion. Près d’une semaine après l’échec de la réunion de Pretoria, on ne sait toujours pas sur quel pied danser. Les militaires étaient censés donner le tempo, mais les hommes en uniformes ne sont pas tous dans le même rythme.

L’armée et la police doivent-ils participer à un gouvernement de salut public ? La question divise dans la rue, mais aussi, et surtout, dans les casernes.

Jeudi soir, le chef d’état major a finalement annoncé qu’il ne désignerait personne : si un officier veut devenir ministre, ce sera en son nom propre. Ce n’est sans doute pas la réaction qu’attendait Andry Rajoelina, qui misait beaucoup sur la réussite de ce « Plan B » militaro-civil.

Cacophonie générale

Toute la journée, le président de la Haute autorité de la Transition a consulté tour à tour des politiciens de tout bord, y compris issus du parti de l’ancien président Marc Ravalomanana. Le compte-rendu officiel de ces discussions ajoute à la cacophonie générale, chacun y étant allé de son petit couplet, présentant ses solutions personnelles et forcément contradictoires avec celles du voisin.

Alors que des décisions tranchées devaient être annoncées de façon imminente, la musique pour une sortie de crise semble ainsi encore à écrire.

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