Nigeria / Politique

Au Nigeria, le président se cherche un vice-président

Goodluck Jonathan, cinquième président civil du Nigeria.
Goodluck Jonathan, cinquième président civil du Nigeria. Photo: Wole Emmanuel/ AFP

Goodluck Jonathan a prêté serment le 6 mai 2010 à la présidence à Abuja, devenant le cinquième président civil du Nigeria. Les chantiers du nouveau président sont importants. L’un d'eux est de préserver l'unité du pays, confronté aux problèmes entre Nord et Sud. Mais l’urgence reste la nomination du vice-président, poste aussi stratégique que délicat.

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L'exercice n'est pas aisé pour Goodluck Jonathan, car les enjeux sont de taille : trouver un co-équipier de vice-président qui ne lui fera pas ombrage dans son ambition de rester président après 2011. Et ce dernier devra faire l'objet d'un véritable consensus dans les deux chambres de l'Assemblée nationale.

Une certitude, c'est que Goodluck Jonathan devra désigner un Nordiste en raison des règles internes de partage du pouvoir dans le parti. Non seulement un nordiste, mais encore un musulman pour ménager les sensibilités religieuses de ce vaste pays. Dans le même temps, son choix devra lui permettre d'atteindre ses objectifs à lui : résoudre le dilemme énergétique, sécuriser le Delta du Niger, lutter contre la corruption, et organiser des élections crédibles en 2011.

Des noms circulent déjà parmi des gouverneurs d'Etats du Nord, où des individus de grande renommée comme Nuhu Ribadu, l'ancien président de l'Agence anti-corruption, ou encore Mallam Nasir El Rufai, l'ancien ministre de la capitale fédérale, tous des proches de son parrain politique Olusegun Obasanjo.

Le prénom Goodluck, «bonne chance» en français, semble en tout cas exprimer tout le bien que beaucoup souhaitent ici au nouveau président du Nigeria.

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