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Europe / Russie / Pays baltes

La victoire sur les troupes nazies du 9 mai 1945 célébrée avec faste à Moscou

Le président russe, Dmitri Medvedev (2e g), l'Ukrainien Viktor Yanukovich (g) et le Biélorusse Alexander Lukashenko (c), à l'inauguration d'un monument célébrant la victoire sur les troupes nazies en 1945, à Moscou, le 8 mai 2010
Le président russe, Dmitri Medvedev (2e g), l'Ukrainien Viktor Yanukovich (g) et le Biélorusse Alexander Lukashenko (c), à l'inauguration d'un monument célébrant la victoire sur les troupes nazies en 1945, à Moscou, le 8 mai 2010 REUTERS/Sergei Karpukhin
Texte par : RFI Suivre
5 mn

La victoire sur l’Allemagne nazie, le 9 mai 1945, est célébrée avec faste à Moscou. La capitale russe accueille sa plus grande parade militaire depuis la chute de l'URSS et pour la première fois des soldats de pays de l'OTAN y participent. Aux côtés des représentants des pays alliés, deux chefs d'Etat baltes -sur trois, seront présents sur la place Rouge. Malgré les contentieux historiques, les relations sont à l'apaisement entre Moscou et ses voisins baltes.

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Avec notre correspondant à Moscou, Alexandre Billette

Un numéro vert pour entendre les actualités de l’époque, des symboles de la victoire distribués par dizaines de milliers, des drapeaux sur chaque immeuble, la Russie est entrée dans une période de patriotisme exacerbé. Le jour de la victoire, c’est la seule fête du calendrier soviétique encore maintenue.

Pour les autorités, c’est le symbole d’une puissance perdue comme l’explique Boris Dubin, du centre d’analyse «Levada» : «le pouvoir russe a une certaine nostalgie du moment où la Russie n’était pas un simple Etat mais un empire. Aujourd’hui par exemple, la plupart des médias oeuvrent pour la réhabilitation des symboles soviétiques».

Un grand empire et l’image de Staline, toujours polémique. La mairie de Moscou voulait d’ailleurs afficher son portrait dans les rues. Un projet finalement abandonné. Vendredi 7 mai, le président Medvedev a publié une interview dans laquelle il pourfend le stalinisme. Il y qualifie l’URSS de «régime totalitaire», une façon de rassurer, notamment à l’Ouest, mais une intervention paradoxale au moment même où le pays est submergé de symbolique soviétique.

 

Les présidents estonien et letton seront présents sur la place Rouge

Avec notre correspondante à Vilnius, Marielle Vitureau

L’histoire a toujours été source de divisions dans la région. Pour les Baltes, la Seconde Guerre mondiale ne s’est pas terminée avec la victoire sur l’Allemagne nazie, mais bien cinquante ans plus tard, quand l’Union soviétique a disparu de la carte. Russes et Baltes s’accusent les uns les autres ne pas assez prendre leurs morts en considération. Que ce soit dans les milliers de déportés dans les goulags de Sibérie ou bien les milliers de victimes de la guerre germano-soviétique.

Malgré la controverse, les présidents estonien et letton seront présents ce dimanche 9 mai 2010 sur la place Rouge, sans avoir oublié de commémorer la fin de la guerre dans leurs pays. Pour l’Estonien Toomas Ilves, il faut se rappeler ensemble des sacrifices causés par la Seconde Guerre mondiale. « Votre histoire est notre histoire », a-t-il dit pour justifier sa présence à Moscou.

La Lituanie sera elle absente, mais pourtant point de friction entre Moscou et Vilnius. Au contraire, les relations se réchauffent. La présidente lituanienne a su amorcer un nouveau dialogue avec son grand voisin. Les deux chefs d’Etat doivent se rencontrer dans le courant de l’année. Une visite initiée par Dmitri Medvedev qui n’a pas répondu à l’invitation lituanienne pour commémorer les 20 ans d’indépendance de la République balte.

 

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